L214 continue le combat

0
95

abattageLes vidéos produites par L214 sur les conditions déplorables des animaux dans certains abattoirs ont porté leurs fruits. Une commission d’enquête propose des mesures pour mieux contrôler la triste réalité de l’abattage. Mais déjà L214 réédite une vidéo choc sur l’abattage des moutons.

 

Les actions de l’association L214 visant à dénoncer des pratiques cruelles inadmissibles dans certains abattoirs ne sont pas restées sans effet. Une commission d’enquête avait été formée il y a quelques semaines. Elle vient de rendre ses propositions. Parmi elles, la vidéosurveillance, la mise en place d’abattoirs mobiles, davantage de contrôles routiers des transports d’animaux, une meilleure formation des employés…

 

La question de l’abattage rituel

 

Interrogé sur Europe 1 par Yves Calvi, Johanne Mielcarek porte-parole du mouvement, a averti qu’il faudrait que ces vidéos soient accessibles à la société civile, sous peine de ne pas servir à grand chose. Globalement, l’association ne compte pas en rester à cette victoire. Il y a tout d’abord, la question de l’abattage rituel, ç.à.d sans étourdissement préalable. Pour respecter le rite halal ou cachère, les abattoirs disposent d’une dérogation qui leur permet d’égorger l’animal encore conscient. L214 ne se prive pas de rappeler que nombre d’institutions jugent cette pratique inacceptable (Fédération des vétérinaires d’Europe, Autorité europénne de sécurité des aliments…). Et pour appuyer sa démonstration, l’association diffuse une nouvelle vidéo choc (www.youtube.com/watch?v=70wwjEZ0VX8)

 

3 millions d’animaux mis à mort

 

Mais L214 pousse son combat encore plus loin. Sa porte-parole le martelait sur Europe 1 à une heure de grande antenne : il est impossible de mettre à mort chaque jour dans les abattoirs 3 millions d’animaux et croire qu’on peut leur prêter suffisamment d’attention pour leur épargner des souffrances. A coup de vidéos pirates et de coups de poings médiatiques, L214 en vient à poser une redoutable question de société : une société avancée peut-elle sacrifier autant d’animaux en permanence ? Car il est clair que cette société le fait en premier lieu pour son confort et son plaisir, avant même des impératifs nutritionnels.

 

Eric Allermoz

 

Source : Europe 1

L214