vendredi 25 septembre 2026
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Les Français aiment le poulet, mais quel poulet ?

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poulet elevage

La consommation de poulet ne cesse d’augmenter. Les Français en mangent de plus en plus mais malheureusement, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. 

 

 

Les Français aiment de plus en plus le poulet. Ces dernières années, cela tourne à la folle passion. En 2025, les Français ont consommé  en moyenne 25,6 kg de poulet par personne. Quatre volailles sur cinq. Les explications de cet engouement ne manquent pas.

 

 

Nugget, cordon bleu, poulet frit…

 

 

Le poulet est une viande blanche qui a une bonne image nutritive. Il est facile à cuisiner. Son prix est encore abordable.   Les enfants l’adorent, particulièrement sous les formes « modernes » : nuggets, cordon bleu… Et depuis deux ou trois ans, le fast food fait un malheur avec le poulet frit.

On pourrait se féliciter qu’une viande moins problématique sur le plan environnemental que le bœuf, soit aussi populaire. Mais il faut s’inquiéter de la qualité et de la provenance de ces poulets. Car la réalité est qu’une grande partie du poulet consommé est de piètre qualité, qu’il s’agisse de poulets de batterie français ou de poulets achetés à l’étranger.

 

Lire : Master poulet, fast-food et snacking

 

 

 

Deux poulets sur dix élevés en plein air

 

 

La France fournit moins de la moitié (47,6%) du poulet consommé par les Français. En France, deux poulets sur dix (20%) sont élevés en plein air, c’est-à-dire en Label rouge ou en Bio. Le Label rouge représente 90 millions de poulets. Cette part du « plein air » dans la production totale est l’un des meilleurs scores en Europe. Pour autant, il faut bien comprendre que la majeure partie des poulets consommés proviennent des élevages de batterie. Ce qui pose question. Rappelons qu’en Europe, les normes pour le poulet de chair autorisent jusqu’à 17 à 22 poulets par mètre carré.

 

 

Ukraine, Pologne, Pays-Bas, Brésil, Chine

 

 

 

Ce n’est pas du côté des importations qu’il faut attendre la qualité de la viande et des conditions d’élevage respectueuses. La France importe essentiellement des filets (plus de 415 000 tonnes en 2025) et des préparations (190 000 tonnes). Ces importations bondissent et la balance commerciale des volailles (une spécialité française) est devenue fortement déficitaire (1,72 milliards d’euros). Nous importons principalement du poulet d’Ukraine, de Pologne, et des Pays-Bas. Celui étiqueté Pays-Bas est en réalité du poulet brésilien, voire du poulet chinois, revendu par les Néerlandais.

 

Lire aussi : Poulet français ou poulet étranger

 

 

Des normes de qualité insuffisantes

 

 

Est-il nécessaire de le préciser, le poulet provenant de ces pays répond rarement aux normes de qualité exigées par l’Union européenne (c’est l’une des raisons qui a poussé la Commission européenne à suspendre au second semestre 2026 les accords du Mercosur). La solution est d’accroître nos capacités de production, si possible en misant sur la qualité. En France, le ministère de l’agriculture et l’industrie de la volaille a un plan d’accroissement des élevages, mais ces investissements sont longs à réaliser.

 

JC Nathan

 

 

Sources : France Info

Reporterre