La cuisine thérapie, l’art de se faire du bien

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Dans la mouvance de l’art thérapie, a été créée il y a quelques années la cuisine thérapie, l’art de se faire du bien en cuisinant en toute liberté et en se reconnectant à ses sens.

 

 

La cuisine thérapie ? La notion peut faire sourire pourtant le concept déposé par Emmanuelle Turquet en 2015 est très prometteur. Il s’agit ni plus ni moins que de se reconnecter à soi-même en pratiquant en atelier une cuisine libre, créative, ludique, tout cela dans un climat de bienveillance. La Cuisine Thérapie © revendique 4 ambassadrices, 192 praticiens, et plus de 6 000 personnes accompagnées. Elle pourrait bien conquérir de plus larges publics à l’avenir.

 

 

Aplanir le manque de confiance et les crises

 

 

Les promoteurs de cette nouvelle thérapie pensent pouvoir aplanir divers maux tels que le manque de confiance en soi (peur du regard de l’autre, tendance à se comparer en permanence…), des comportements stériles (perfectionnisme, difficultés à lâcher prise…), des moments de crise (burn out, deuils, problèmes professionnels…), une relation complexe à la nourriture, etc…

 

 

Se reconnecter à ses sens

 

 

Pour traiter ces difficultés, les ateliers de cuisine thérapie invitent à cuisiner allègrement et sereinement, loin du diktat des recettes et des livres de cuisine. Il s’agit de se reconnecter à ses sens, à soi-même et à ses émotions, en « lâchant le mental », en maniant les ingrédients et les ustensiles, en faisant confiance à son imagination.   S’autoriser à jouer et se faire confiance, et finalement mieux se connaître.

 

Bon pour l’autonomie

 

Le secteur du troisième âge s’intéresse aussi à la méthode Cuisine thérapie.

Les professionnels y voient un outil efficace pour aider les personnes âgées à maintenir ou développer leur autonomie, demeurer dans la socialisation,  mieux supporter des traitements contre les maladies neurodégénératives, et tout simplement améliorer leurs conditions de vie….

 

Dans ces ateliers, l’habileté et les capacités de préhension sont stimulées, ce qui concourt à améliorer la motricité des personnes fragilisées. La cuisine et ses diverses tâches (manier les ustensiles, calculer les proportions, gérer les temps de cuisson…) développent tout à la fois les capacités cognitives, le sens de l’organisation et de la concentration. Une belle façon de rester actif tout en passant des moments agréables.

 

Katrina Lamarthe

 

Sources :

Cuisine Thérapie ©

institut.amelis-services