Une ordonnance verte pour protéger les femmes enceintes

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ordonnance verte

Ordonnance verte ? Une initiative de la mairie de Strasbourg reprise dans toute la France pour protéger les femmes enceintes des risques des perturbateurs endocriniens.

 

 

Une « ordonnance verte » avec ateliers de sensibilisation et paniers de produits bio, afin de protéger les femmes enceintes et les fœtus des risques liés à l’exposition aux pesticides perturbateurs endocriniens. Telle est l’initiative née à Strasbourg en novembre 2022. Son promoteur, Alexandre Feltz,  médecin généraliste et adjoint à la mairie de Strasbourg, soutenue par la maire écologiste, Jeanne Barseghian.

 

Lire Perturbateurs endocriniens : explications

Halte aux perturbateurs endocriniens

 

 

Exposition aux pesticides

 

 

De plus en plus d’indicateurs accréditent l’hypothèse que l’exposition aux pesticides des femmes enceintes aggrave chez l’enfant les risques de maladies chroniques : diabète, cancer, maladies cardio-vasculaires, troubles de la fertilité, troubles du neurodéveloppement… La période des mille premiers jours, entre le début de la grossesse et l’âge de deux ans, constitue en effet une période critique pour la santé de l’enfant. Les experts désignent cela sous le nom de DOHaD (Developmental Origins of Health and Disease, origine développementale de la santé et des maladies).

 

Lire : Pesticides, cancers et autres incidences sur la santé

 

 

Coût moyen : 420 euros

 

 

En protégeant la vie à ses tout débuts, on peut considérablement réduire ces risques. D’où l’intérêt de sensibiliser les personnes concernées et de diffuser des paniers bio. A Strasbourg, l’expérience a été évaluée pour un coût moyen de 420 euros par grossesse. Les bénéfices de cette prévention, une meilleure santé maternelle et infantile, de nombreuses retombées sociales et économiques, sont considérables même s’ils sont difficiles à évaluer.

 

Aujourd’hui, de nombreuses villes emboîtent le pas à Strasbourg : Rennes, Angoulême, Trappes, Chizé, Nantes… Les ordonnances sont cofinancées par différents acteurs : mairies, caisses d’assurance maladie, communautés de communes, départements, régions, etc.

 

 

Externalités positives

 

 

Elles devraient susciter de plus en plus d’intérêt en France tant les externalités positives sont multiples. Outre l’accès à une alimentation saine, ce dispositif permet de lutter contre les inégalités sociales de santé (les familles modestes consomment beaucoup moins de fruits et de légumes, en particulier de produits bio), de soutenir les agriculteurs bio et du même coup, de participer à la protection des sols, de l’air, de l’eau et de la biodiversité.

 

 

JC Nathan

 

Sources : Générations futures

Le Monde

Bio Nouvelle Aquitaine