Substituts du sucre : deux édulcorants en question

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édulcorants substituts sucreTout le monde a entendu parler de l’aspartame. Peu de consommateurs connaissent les autres édulcorants qu’utilise l’industrie agro-alimentaire pour remplacer le sucre.

 

L’aspartame soulève de nombreuses questions sur son innocuité (lire Aspartame : innocuité totale ou big business), mais il en va de même pour deux autres édulcorants moins connus, l’acesulfame K et le néotame.

 

Acésulfame K : le pouvoir sucrant sans les calories

 

L’acésulfame K (acésulfame de potassium) est un édulcorant, identifié en tant qu’additif alimentaire, sous le code E 950. Son pouvoir sucrant est de 100 à 200 fois supérieur au sucre (saccharose) pour un apport nul de calories. L’industrie agro-alimentaire l’incorpore dans des laitages allégés, des bonbons, chewing-gums sans sucre, boissons light (Coca-Cola, Pepsi-Cola…), dentifrices….  Il est souvent associé à l’aspartame car les deux édulcorants se masquent mutuellement des arrière-goûts un peu amers et peu agréables.

 

 

Fiabilité des tests en cause

 

L’acésulfame K est autorisé en Europe et aux Etats-Unis depuis les années 1980. Le JEFCA, comité mixte FAO-OMS d’experts sur les additifs alimentaires, contaminants, résidus… estime qu’il est inoffensif  à condition de respecter une dose  journalière admissible de 15 mg/kg de masse corporelle. Diverses études se montrent beaucoup plus critiques vis-à-vis de l’acésulfame K. La fiabilité des tests est fortement discutée, en particulier la courte durée des tests et de l’exposition à la substance. Des suspicions de risques cancérigènes et des effets aggravants sur le cholestérol sont cités.

 

 

Le néotame, autre édulcorant artificiel.

 

Dérivé de l’acide aspartique, le néotame a une structure chimique (dipeptide) comparable à l’aspartame. Il a été mis au point par Monsanto. Son pouvoir sucrant est fantastique : 7 000 à 13 000 fois celui du saccharose. Les Etats-Unis l’ont autorisé au début des années 2000. La Commission européenne a fait de même fin 2009.  Il est identifié en tant qu’édulcorant et exhausteur de goût sous le code E 961. L’Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé la Dose Journalière Admissible à 2mg/kg de poids corporel par jour.

 

Boissons, gâteaux, chewing-gum

 

Le néotame, seul ou mélangé à d’autres édulcorants intenses ou au saccharose, peut être utilisé dans les boissons (boisson au cola, thé citron…), dans les gâteaux, céréales, chewing-gum…Avantage pour l’industrie, son pouvoir est très concentré. Il suffit d’en employer de très faibles doses et il ne présente aucun arrière-goût.

 

Néotame, aspartame, même  suspicion

 

Le néotame est encore assez méconnu en France et en Europe. Les critiques vis-à-vis de cet édulcorant sont encore assez floues. Toutefois, les adversaires de l’aspartame estiment que le néotame, très proche de l’aspartame, doit susciter autant de méfiance. Autre tir de barrages, des nutritionnistes mettent en garde contre les effets secondaires négatifs des édulcorants pour des personnes croyant adopter une bonne pratique alimentaire en remplaçant le vrai sucre.

 

 

JC Nathan

 

Sources : www.sucre-info.com

http://www.cancersortezdelaboite.com

www.passeportsante.net

 

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