
Les consommateurs ont le droit de connaître l’origine du produit et de ses principaux ingrédients. Progressivement, la situation s’améliore.
La question de l’origine des produits agroalimentaires est sensible, particulièrement à l’heure de l’adoption des accords du Mercosur entre l’Europe et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Depuis quelques années, ce droit essentiel des consommateurs est de mieux en mieux respecté, même s’il reste encore des progrès à réaliser.
Etiquetage des viandes
En mai 2020, dans le prolongement de la loi EGAlim d’octobre 2018, plusieurs dispositions ont renforcé la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires. L’étiquetage de l’origine des viandes (porc, volaille, ovin, viande hachée bovine – il était déjà obligatoire pour la viande bovine) a été décidé, avec mention des lieux d’élevage et d’abattage.
Même approche à l’échelle de l’Europe : le Parlement européen a récemment voté une mesure visant à rendre obligatoire l’étiquetage du lieu de production et d’origine pour l’ensemble des produits agricoles (céréales, produits laitiers, viandes…)
Origine du miel
En France, l’indication de l’origine est également obligatoire pour le miel, l’huile d’olive, les œufs, le vin, les fruits et légumes (pays de récolte). Pour les produits de la pêche, le pays d’élevage ou la zone de capture doit être indiqué.
Lire : Le miel, un étiquetage anti-fraude
L’étiquetage des denrées alimentaire préemballées (pot de confiture, pizza sous vide, paquet de gâteaux, boite de chocolats, etc) doit faire apparaître de multiples informations : liste des ingrédients et leur quantité, date limite de consommation (DLC), exprimée sous la forme « à consommer jusqu’au…». En revanche, les obligations en matière d’origine sont plus floues.
Attention, le drapeau français ou des mentions comme « origine France » peuvent faire référence au lieu de fabrication du produit, et non à l’origine des ingrédients utilisés dans la recette. En principe, si l’ingrédient principal ne vient pas de France, cela doit apparaître sur l’emballage. Une confiture de fraise fabriquée en France doit mentionner si les fraises viennent d’un autre pays.
Origin’Info
Pour aller vers davantage de transparence, une centaine de marques (D’Aucy, Fleury Michon, Alpina Savoie…) et d’enseignes ont signé en mai 2024 une charte, intitulée Origin’Info. Il s’agit de mieux informer les consommateurs sur l’origine des matières premières agricoles qui composent les produits alimentaires transformés. Sous l’impulsion du Collectif En Vérité (1), Origin’Info poursuit sa lancée. D’ici à fin 2025, ce label pourrait rassembler, sur une base volontaire des marques, entre 3 000 et 5 000 produits.
Petit à petit, on progresse vers le respect des droits fondamentaux des consommateurs. Il ne restera plus qu’à améliorer la lisibilité des étiquettes pour connaître précisément ce que l’on consomme.
JC Nathan
(1) Le Collectif en Vérité
Le Collectif en Vérité s’est donné pour mission de permettre aux Français de savoir ce qu’ils mangent en répondant à trois questions essentielles : est-ce bon pour la santé ? D’où cela vient-il ? Comment et par qui est-ce fait ? Le Collectif en Vérité regroupe 60 marques dont des coopératives agricoles, des marques de GMS, un distributeur, des soutiens comme Saveur de l’Année ou Ecocert et un collège de consommateurs.
Plus d’infos : https://www.en-verite.fr/































