
Les emballages alimentaires sont des sources quotidiennes de contaminants. Les chercheurs souhaitent mettre à jour l’effet cocktail de ces substances dans les pathologies lourdes.
Les emballages alimentaires sont bien souvent une source de contaminants. Les bouteilles en plastique, les canettes, les barquettes de plats industriels, les pots de yaourt…. sont porteurs-ses de diverses substances toxiques. Phtalates, PFAS (pifass), huiles minérales toxiques, silicone, bisphénols… migrent en partie dans les aliments que nous consommons.
12 000 substances chimiques
Une étude menée par l’ONG suisse Food Packaging Forum a démontré qu’on avait retrouvé ces cinq dernières décennies 3600 substances utilisées par les industriels de l’emballage. Environ 80 étaient classifiées à risque. Une étude menée par l’Inserm a dénombré jusqu’à 12 000 substances chimiques entrant dans la composition des matériaux en contact avec les aliments.
Les huiles minérales
Durant les années 2010, suite à une enquête de UFC-Que Choisir, on a découvert que les encres permettant d’imprimer des emballages en carton étaient de graves contaminants, cancérogènes et mutagènes. Le dossier des huiles minérales a entraîné de nouvelles recommandations sanitaires. Mais des emballages de ce type sont toujours en circulation et le risque pour le consommateur demeure.
Lire : Les huiles minérales contaminent les aliments
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Autre scandale alimentaire, le bisphénol A, substance chimique utilisée pour fabriquer divers contenants (biberons, boîtes de conserve, bonbonnes d’eau…). Il a fallu attendre plus de vingt ans pour ce type de substance soit interdite pour être remplacée par des molécules tout aussi suspectes.
Lire : Les bisphénols remplaçants, tout aussi nocifs.
FoodContact, les effets cocktails
En lançant le projet FoodContact, l’Inserm veut voir plus clair dans cette montagne de contaminants qui migrent en partie dans les aliments et génèrent inévitablement des
« effets cocktails » délétères. Non seulement les substances se combinent entre elles, mais elles entrent en interaction avec les aliments, de façon spécifique selon leur teneur en graisses, en sucres, etc.
Les chercheurs souhaitent déterminer les éventuelles corrélations entre la présence de ces substances chimiques et diverses maladies métaboliques (hypertension, diabète de type 2, obésité, pathologies de la thyroïde, cancers ». A terme, ce type de recherche devrait aboutir au durcissement de la réglementation des substances autorisées dans les emballages alimentaires.
JC Nathan
Sources : Inserm



























