Poissons gonflés d’eau et autres fraudes

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harengs

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Les fraudes dans les produits aquatiques – gonfler les poissons d’eau par exemple – sont peut-être plus fréquentes qu’on l’imagine.

 

L’une des pratiques frauduleuses dans le commerce du poisson consiste à ajouter de l’eau dans les poissons congelés de façon à en accentuer le poids. Pratique connexe, l’ajout d’additifs interdits en France permettant aux poissons de se gonfler d’eau plus facilement et donc de s’alourdir. Cette fraude concernerait des poissons d’importation parmi les poissons les plus consommés en France (cabillaud, colin, panga…).

 

Pas de méthode de détection

Le problème est qu’il n’existe pas de méthode pour identifier ces tricheries et détecter la présence d’additifs non autorisés. Ce type de tromperie est assez significatif pour que le Syndicat national du commerce extérieur des produits congelés et surgelés (les plus gros importateurs-exportateurs de poissons congelés) tente de mettre en place de nouveaux outils de contrôle. Un projet de recherche intitulé Fraudfilet est en cours. Les consommateurs français sont directement concernés : la France importe plus de 1 million de tonnes de produits aquatiques, soit près de deux fois sa production nationale.

 

Du panga à la place de la morue

Depuis un ou deux ans, la question des fraudes dans les filières du poisson et des produits aquatiques au sens large est devenue d’actualité. L’ONG Alliance Océan 2012 a mené une vaste étude mondiale accablante pour les filières du négoce de poissons. L’étude a montré qu’il était courant que des espèces de poissons rares ou « sous quota » soient remplacées par des espèces de moindre qualité. Par exemple, du lieu ou du merlan étiquetés comme de la morue (Irlande), des petits requins venus se substituer à de la roussette ou de la saumonette (France), du panga à la place de la morue dans des fishs&chips (Grande-Bretagne).

 

Environ un tiers des poissons sont des « faux »

L’étude de Alliance Ocean 2012 a notamment montré que 20 à 30% des flétans, des morues, des bars,des mérous importés du Chili étaient des « faux ». Aucun pays ne semble échapper à ces fraudes sans doute faciles à mettre en œuvre : aux Etats-Unis, la grande majorité des produits analysés annoncés comme du thon blanc étaient remplacés par un poisson de qualité médiocre. Selon l’ONG américaine Océana, 33% des produits étaient mal étiquetés. Les Suisses ont mené une enquête similaire aboutissant sensiblement aux mêmes résultats. En comparaison, la filière de la viande paraît presque probe.

 

J.C. Nathan

Sources :

http://blogdesdelices.wordpress.com

www.poleaquimer.com

« Une ONG dénonce la fraude aux étiquettes sur le poisson » www.lefigaro.fr

« Fraude alimentaire : un poisson sur trois mal étiqueté aux Etats-Unis »

www.futura-sciences.com

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