Soupes industrielles, l’envers du paquet

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soupe à réchaffer

soupe à réchafferSi une soupe sur deux consommée en France est industrielle, c’est en raison de la facilité de préparation. A bien y regarder, cet avantage se paye de plusieurs inconvénients.

 

 

Une soupe sur deux consommée par les Français est de fabrication industrielle. Qui ne cède pas de temps en temps à la facilité de réchauffer une brique de soupe ? Mais depuis quelques mois, plusieurs enquêtes (documentaire sur France 5 en octobre 2015…) rappellent les défauts de ces soupes. Pour simplifier, elles sont trop riches… en selsucre, épaississants, colorants et additifs en tous genres.

 

Une rasade de glutamate

 

Pour « booster » les saveurs, les industriels ont la fâcheuse manie de saler fortement leurs produits et surtout de glisser une petite rasade de glutamate de sodium. Le fameux glutamate utilisé par les restaurateurs chinois pour exacerber les goûts. Rappelons que de nombreux consommateurs se plaignent d’effets indésirables de type allergique (migraines, rougeurs, picotements…) liés au glutamate même si cette corrélation n’a pas été vérifié sur le plan scientifique. Lire Le glutamate, un booster de goûts controversé. En tout cas, la présence de glutamate pourrait expliquer l’appétence des enfants pour ces soupes.

 

 

La ruse des industriels

 

La teneur en sel de ces soupes est généralement très élevée : de l’ordre de 1 g pour 100 ml (2 g par bol en moyenne), soit entre un tiers et un quart de la limite à ne pas dépasser au quotidien (6 à 8 g) ! La ruse des industriels pour ne pas alerter le consommateur consiste à afficher la quantité de sodium et non pas de sel A charge pour le consommateur de faire le calcul en multipliant par 2,5.

 

L’amidon modifié

 

Autre composant classique des soupes industrielles, l’amidon de maïs modifié, incorporé pour son caractère liant et épaississant. L’appellation est un peu inquiétante mais le terme « modifié » n’a aucun rapport avec les OGM. Le seul défaut de cet amidon est d’augmenter l’indice glycémique du produit. Un défaut mineur pour les personnes en bonne santé, partagé avec nombre d’aliments courants. En revanche, la teneur en sucre des soupes (en particulier les soupes déshydratées) est un problème plus sérieux. Un bol de soupe peut dans certains cas représenter trois à quatre morceaux de sucre !

 

Bref, la soupe industrielle présente les défauts… des aliments industriels ! A l’heure où les spécialistes du surgelé commercialisent un large éventail de légumes découpés prêts à l’emploi ou, encore mieux, de soupes de légumes frais, on peut s’interroger sur ce réflexe persistant en faveur de la soupe industrielle.  Un effet du glutamate ?

 

Aurélie Laroche

 

Sources :

http://dietetique-passions.com

www.cookissime.fr

 

 

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