Eco Score et Planet Score, petits frères du Nutriscore

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Eco Score

 

Nos choix en matière d’alimentation ont des incidences sur le plan environnemental. Deux indicateurs, Eco Score et Planet Score, informent les consommateurs sur cette dimension.

 

 

Eco Score, Planet Score : dans le sillage de Nutri-Score, ces deux indicateurs ambitionnent d’apporter une information sur l’impact environnemental des produits alimentaires, de la production jusqu’à leur distribution. A l’origine de Eco Score, plusieurs entreprises (Yuka, OpenFoodFacts, Scan Up, Etiquettable, La Fourche, FoodChéri, Seazon, Marmiton…) soutenus par des partenaires techniques tels que l’Ademe, Quantis, WWF, ZeroWaste France… et des distributeurs (Carrefour, Lidl, Intermarché…). L’idée est d’aider le consommateur à choisir des produits à faible impact environnemental.

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Deux tonnes de CO2 par an

 

 

L’enjeu est bien réel.  En 2024, l’alimentation de chaque Français est à l’origine de deux tonnes de CO2 équivalent par habitant par an, soit près d’un quart de son empreinte carbone. Selon le rapport du GIEC, le secteur agricole est à l’origine de 21 à 37% des émissions de gaz à effet de serre. L’ensemble de la chaîne alimentaire impacte fortement l’environnement, que ce soit à cause des émissions de gaz liés à l’élevage et au transport des produits, du fait de la déforestation entraînée par les cultures de soja ou de palmiers, ou de la pollution des cours d’eau.

 

 

Déforestation et perte de biodiversité

 

 

Seon WWF, la production alimentaire représente 80% de la déforestation mondiale, 70% de l’utilisation d’eau douce et 70% de la perte de biodiversité terrestre. L’indicateur Eco Score tente de prendre en compte un large éventail d’incidences sur l’environnement  (16 critères), tels que les émissions de gaz à effet de serre (CO2), la destruction de la couche d’ozone, les émissions de particules fines,  l’oxydation photochimique, l’acidification, l’épuisement des ressources en eau, la pollution de l’eau douce…. Ces données sont issues d’une base de données publiques, Agribalyse, gérée par l’ADEME.

 

 

Scanner le code-barres

 

 

Les données d’Agribalyse sont complétées par un système de bonus-malus reposant sur des indicateurs supplémentaires fournies par les producteurs (respect d’un label, approvisionnement local ou non, recyclabilité des emballlages….). Pour connaître l’Eco score d’un produit, il faut scanner le code-barres du produit avec une des applications partenaires : Open Food Facts, Yuka, Scan Up. La note, A, B, C, D, E s’affiche alors.

 

Lire aussi : Nutri-Score, comment ça marche

 

 

Planet Score : les critères oubliés

 

 

Un autre indicateur, Planet Score, cherche aussi à remplir la même fonction de vigie environnementale dans l’alimentation. Lancé par l’Institut technique de l’agriculture bio (Itab) et un ensemble d’ONG (UFC-Que Choisir, France Nature Environnement, Agir pour l’environnement, Générations Futures..), il est également basé sur les données d’Agribalyse. Mais Planet Score tente aussi de prendre en compte des critères environnementaux parfois sous-estimés : l’impact des pesticides et des antibiotiques sur la santé humaine et l’environnement, l’impact des modes de production sur la pollution de l’air et de l’eau, le stockage du carbone sur les prairies, etc.

 

 

Produits très transformés, les mauvais élèves

 

 

Des distributeurs tels que Biocoop, Lidl, Naturalia, Franprix, La Vie Claire, Monoprix, Naturéo, Greenweez… soutiennent le dispositif. Planet-Score est lui affiché sur les emballages.  L’expérience est menée également en Espagne et en Allemagne. Selon Planet Score, seuls 16% des produits alimentaires une note bonne ou correcte. Près de 67% du marché obtiennent des mauvaises notes, avec parmi les « mauvais élèves », les produits très transformés.

 

JC Nathan

 

Sources : Hello Carbo

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