Polémique sur le dioxyde de titane

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Titanium dioxide TiO2 nanoparticles

Le ministre de l’Economie ne veut pas interdire le dioxyde de titane, additif sous forme de particules, suspecté d’être cancérigène. Associations et ONG protestent avec force.

 

 

Le dioxyde de titane, additif utilisé notamment pour accentuer la blancheur ou la brillance des aiiments et des cosmétiques, devait être interdit à la vente. Il est suspecté d’être une substance cancérigène.On retrouve cet additif sous forme de nanoparticules dans des cosmétiques et dans certains aliments de certaines marques : bonbons et autres confiseries (Têtes brûlées, caramels…), chewing-gum, mashmallow, oeufs en chocolat, gâteaux (tarte au chocolat, tarte framboise…), glaces, plats préparés…

 

 

Annulation de l’interdiction

 

 

La loi Egalim, adoptée dans la foulée des Etats généraux de l’alimentation en novembre 2018, se prononçait en faveur de son interdiction. En décembre dernier, une vingtaine d’associations dont la Ligue contre le cancer, Greenpeace, Foodwatch, 60 millions de consommateurs, l’Alliance pour la santé et l’environnement qui fédère de nombreuse ONG avaient enjoint le ministre de signer l’arrêté ministériel nécessaire à l’interdiction de cet additif.

 

Le ministère de l’Economie est revenu sur cette décision, provoquant l’indignation des associations de consommateurs et des ONG environnementales et médicales. Pour étayer son refus, le ministre de l’Economie explique que les différentes autorités scientifiques divergent sur la dangerosité du dioxyde de titane.

 

 

Cancer chez le rat

 

 

Un avis de l’Inra estimait en 2017 que cet additif générait la croissance de cellules cancéreuses chez le rat, sans toutefois pouvoir préjuger des effets chez l’homme. A contrario, l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait estimé en 2016 que la substance n’était pas de nature à entraîner un risque sanitaire. Elle n’a pas changé d’avis malgré diverses études alarmistes sur le dioxyde de titane.

 

De nouvelles études

 

Le ministre de l’Economie estime qu’il faut des avis supplémentaires avant de prendre sa décision : l’EFSA prépare une étude pour la mi-2019, l’Anses pour le troisième trimestre 2019. Les associations de consommateur réclament la nécessaire prise en compte du principe de précaution.

 

Sachant que les procédures d’autorisation de mise sur le marché de diverses substances reposent avant tout sur les études des industriels, on peut s’interroger légitimement sur le niveau de protection sanitaire apporté par la règlementation européenne, en particulier sur la question très sensible des nanoparticules.

 

JC Nathan

 

Sources : www.lepoint.fr

www.lemonde.fr

 

 

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