Le paradoxe du saumon bio contaminé

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saumon élevage

Du saumon bio, arborant le sacro-saint label AB, saumon bio, porteur de traces de contaminants lourds. La revue 60 millions de consommateurs dans une étude parue le 24 novembre 2016 brûle une idole des consommateurs.

 

 

Du saumon bio davantage contaminé que du saumon conventionnel. L’enquête de 60 millions de consommateurs, publiée le 24 novembre 2016, intitulée Saumon : carton rouge sur le bio », ne va pas clarifier les esprits. L’association de consommateurs a analysé une dizaine de pavés frais.

 

Il en ressort que la contamination en métaux (mercure et arsenic) s’avère plus forte pour les pavés de saumon frais bio que pour les conventionnels dans l’échantillon étudié. Les traces de mercure sont minimes, dix fois en dessous des seuils autorisés, mais elles existent… Le bio ne serait pas à l’abri non plus de résidus de dioxines, PCB, pesticides organochlorés, résidus médicamenteux…

 

 

Une image propre et ternie

 

 

C’est un mauvais coup de pub pour la filière bio qui voit son image « propre » ternie brusquement. C’est aussi un mauvais coup pour le consommateur qui ne peut plus se réfugier tranquillement dans le bio pour échapper à la pollution ambiante. Enfin, c’est un mauvais coup pour l’industrie du saumon.

 

Le produit saumon, connu pour ses excellents apports en matière d’acides gras polyinsaturés (oméga 3), est de nouveau attaqué sur son profil environnemental et son profil santé. La consommation de saumon avait fortement chuté fin 2013 à la suite d’un reportage d’Envoyé spécial sur France 2, très critique sur les élevages de saumon. Lire aussi Le saumon fumé : explications

 

 

Explication du paradoxe

 

 

Comment s’explique le paradoxe du saumon « bio contaminé » ? L’agence de communication du bio, Adocom, rappelle que le saumon d’élevage bio, est nourri pour partie de farines végétales, pour partie de farines et d’huiles tirées de poissons sauvages. Ces poissons sont certifiés MSC (pêche responsable), ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas été exposés à des eaux polluées.

 

Si d’autres études confirment les résultats de la revue 60 millions de consommateurs, cela démontrera à quel point la pollution à tous les grands contaminants (mercure, PCB, pesticides organochlorés, produits médicamenteux…) est généralisée dans les différentes régions marines.

 

JC Nathan

 

Sources :

www.lesechos.fr

www.atabula.com

Photo : AP Photo/Robert F. Bukaty

 

 

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