Coronavirus, aide alimentaire, solidarité

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En pleine période de confinement, l’aide alimentaire devient compliquée. Les associations caritatives ont beaucoup de mal à travailler. La situation des précaires et des sans-domicile devient extrêmement difficile.

 

 

L’aide alimentaire en période de crise est à la fois plus nécessaire et plus compliquée à mettre en oeuvre. Les mesures de confinement liées à la phase trois du plan anti-coronavirus accentuent la précarité des personnes sans-domicile, sans-abri.  Elles ne rencontrent plus les personnes qui les aidaient au jour le jour. Les lieux où elles trouvaient des petits relais (recharge de téléphone, accès à Internet, etc) sont fermés. Des centres de distribution de repas ont été fermés.

 

Les personnes qui avaient quelques heures de travail (ménage, jardinage…) ont perdu cette source de revenus. Les parents se trouvent isolés, confrontés à la difficulté d’aider leurs enfants, face à des dépenses alimentaires nouvelles (du fait de l’absence de cantine scolaire).

 

 

Poursuivre les missions

 

 

La Croix-Rouge le dit clairement : lors d’une telle crise, les plus fragiles, les plus isolés et les plus démunis sont les plus exposés et les premiers oubliés. Dans ce contexte exceptionnel, la Croix-Rouge lance un appel à la solidarité pour qu’on l’aide à assurer ses missions : aide alimentaire, maraudes, soutien des équipes du 115…

 

 

Un numéro pour les personnes dans l’isolement social

 

 

La Croix-Rouge française a mis sur pied un dispositif exceptionnel de conciergerie solidaire : « Croix-Rouge chez vous » . Toute personne confinée en situation d’isolement social peut appeler 7j/7, de 8h à 20h, le 09 70 28 30 00

 

 

Chèques service

 

 

Le Secours Catholique a d’abord fermé ses structures d’accueil pour respecter le confinement puis a relancé diverses initiatives : petit déjeuner en plein air à Toulouse, dépôt de denrées à l’entrée de squats… Il a débloqué un budget spécial de 2,5 millions d’euros pour acheter des chèques services et les distribuer.

 

Sa présidente Véronique Fayet a aussi insisté dans une lettre adressée au gouvernement, sur la situation des migrants :  » l’accès aux services essentiels doit être inconditionnel. Nul ne saurait se voir refuser l’accès à l’eau, aux points d’hygiène, à l’alimentation, aux services de santé, à l’hébergement, en raison de sa situation administrative »

 

Les associations  demandent au gouvernement un plan Orsec pour les démunis. Et bien entendu, elles en appellent aux dons dont elles ont plus que jamais besoin.

 

 

JC Nathan

 

Sources : www.croix-rouge.fr

www.secours-catholique.org

 

Photo : Hans Lucas. Reportage pour Libération « A Paris, avec les bénévoles des restaurants du coeur » Mathieu Menard – Hans Lucas

 

 

 

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