vendredi 5 juin 2026
Accueil Santé Moins de plastique, plus de santé

Moins de plastique, plus de santé

0
9
plastiques santé

 

« Moins de plastique, plus de santé ». Il sera difficile à quiconque de contredire le mot d’ordre de l’association No Plastic in My Sea durant ce mois de sensibilisation.  

 

 

L’association No Plastic in My Sea, membre du réseau Break Free From Plastic (2000 associations dans le monde) et de 1% for the planet,  lance en juin 2026 l’opération « Moins de plastiques, plus de santé ». Il s’agit de sensibiliser tous les acteurs de la société (entreprises, établissements scolaires, collectivités locales, clubs de sport…) aux nuisances générés par les plastiques inutiles et toxiques.  Tout au long du mois de juin, sont déclinées des actions (animations dans les écoles, ramassage de déchets, tests de l’empreinte plastique…) pour faire changer les comportements vis-à-vis des plastiques.

 

 

En dizaines de millions de vies

 

 

Les incidences de l’industrie mondiale du plastique sur la santé humaine sont indéniables. Dans un article récent paru dans la revue scientifique The Lancet, les chercheurs rappellent les dégâts générés par les cycles de vie des plastiques, de leur fabrication jusqu’à leur dissémination dans les milieux naturels : participation au réchauffement (via les gaz à effet de serre liés à la production de plastiques), polluants atmosphériques responsables de difficultés respiratoires, substances chimiques causes de cancers, etc.  Le coût humain se chiffre en dizaines de millions de vies et perte d’années d’espérance de vie.

 

 

16 000 substances chimiques

 

 

Les plastiques utilisés au quotidien (emballages alimentaires, jouets, produits d’hygiène…) contiennent et diffusent des phtalates, des bisphénols, des PFAS, etc. qui portent atteinte à la santé de multiples manières : perturbations endocriniennes, infertilité, cancers hormonodépendants, maladies cardio-vasculaires… Sous leur apparence banale, les plastiques recouvrent un nombre énorme de composés chimiques : 16 000 substances dont 4 000 sont reconnues comme toxiques.

 

 

Dès le stade foetal

 

 

Ces contaminants, il est presque impossible de s’en prémunir. Qu’on le veuille ou non, micro et nanoplastiques s’accumulent dans les organismes et dans les organes, via diverses modes d’exposition (ingestion, inhalation, contact cutané). Les préoccupations liées aux plastiques sont d’autant plus vives que les êtres humains sont touchés dès le stade fœtal, entraînant dès le jeune âge, un cortège de maladies chroniques, perturbations endocriniennes, troubles du développement…

 

 

Plan plastique en préparation

 

 

Il est plus qu’urgent de réagir. C’est ce que propose No Plastic in My Sea avec sa campagne, proposant de réduire les plastiques inutiles et toxiques, de lutter contre les plastique à usage unique,  et promouvant des alternatives moins polluantes. On verra si l’Etat français, avec le Plan plastique en préparation sur les objectifs européens de recyclage, va lui aussi dans le bon sens.

 

JC Nathan

 

Nos publications sur les plastiques 

Des microplastiques au coeur de notre organisme

Microplastiques et microbiote, le désamour

Les microplastiques atteignent les poumons

Microplastiques, alarme pour les océans et la santé

Les microplastiques, concentrés de polluants

 

 

Sources : No Plastic in My Sea