Les bisphénols remplaçants, aussi nocifs

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Le bisphénol A remplacé par du bisphénol B, S ou autre. Pas sûr que la santé du consommateur y gagne.

 

 

Le bisphénol A, l’un des composants des matières plastiques de divers contenants alimentaires et des biberons, a été déclaré perturbateur endocrinien et interdit en France en 2015. Il est discrètement remplacé depuis quelques années par des substances tout aussi dangereuses, comme les bisphénols B et S , diversement utilisés, par exemple pour le papier thermique des tickets de caisse.

 

 

Maladies du métabolisme

 

 

Si les dommages du bisphénol A sont désormais de plus en plus avérés (on a mis en évidence des liens entre cette substance et des maladies du métabolisme telles que obésité, diabète, stéatose hépatique), on a peu d’informations sur les substituts qui pourtant s’avèrent tout aussi nocifs.

 

 

Atteintes à la fertilité, atteintes au cerveau

 

 

L’an dernier, l’autorité sanitaire française (Anses) a demandé à ce que le bisphénol B soit classé comme substance extrêmement préoccupante dans le Règlement européen REACH compte tenu de ses effets sur le système endocrinien et sur l’organisme (augmentation de production d’oestrogènes, atteintes à la fertilité masculine, atteintes au métabolisme…).

 

Lire : Bisphénol B, une substance très préoccupante

 

Des études américaines et canadiennes ont accusé le bisphénol S de rendre les cancers du sein encore plus agressifs. D’autres études ont suggéré le risque d’atteintes au cerveau.  Le bisphénol S inquiète d’autant plus les scientifiques que cette substance chimique à tendance à se concentrer dans le sang.

 

 

Structures chimiques comparables

 

 

En réalité, tous les experts s’accordent pour rappeler que les différents bisphénols (M, S, B, AP, AF, F, BADGE…) ont des structures chimiques communes et toutes probablement d’effets oestrogéniques comparables et dommageables. Il est surprenant que les différentes autorités sanitaires (françaises et européennes) soient aussi discrètes sur ces questions.

 

JC Nathan

 

Sources : leparisien.fr

inrae.fr

anses.fr