Limiter le sel, enjeu de santé prioritaire

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Consommé à trop forte dose, le sel entraîne de nombreuses maladies graves. La limitation de la consommation de sel demeure un objectif de santé publique encore à atteindre.

 

Les Français consomment toujours trop de sel. Un déséquilibre nutritionnel qui est cause de nombreuses pathologies : hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires (infarctus du myocarde), mais aussi problèmes d’ostéoporose, cancer de l’estomac…. (Lire  : Le sel, facteur de risque d’accident vasculaire cérébral)

 

Des consommations anormales

 

Au début des années 2000, les pouvoirs publics – via le Programme National Nutrition Santé – ont pris des mesures pour réduire la consommation de sel, notamment en demandant aux industriels de s’engager volontairement à réduire le sel dans leurs plats. Plus de dix ans plus tard, la consommation de sel (en moyenne nationale) est encore très élevée en France : aux alentours de 8,5 g par jour. Ces chiffres sont anormaux et coûteux pour la santé. (Lire Une consommation de sel encore trop excessive)

 

Cinq grammes par jour

 

En 2003, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et la FAO recommandaient un apport maximum de 5 g par jour (2000 mg de sodium). Plusieurs pays (Royaume-Uni, Etats-Unis…) ont fixé à 6 g/jour l’apport maximum. Toute baisse de la consommation de sel, ne serait-ce que d’un gramme, a de très fortes incidences sur la santé. Aux Etats-Unis, des spécialistes ont estimé que chaque gramme de sel en moins permettait de sauver des dizaines de milliers de vies. (Lire l’interview de Serge Hercberg, expert nutrition à l’Inserm).

 

Aliments transformés et plats industriels

 

Les produits alimentaires industriels sont les premiers apporteurs de sel. Les industriels ont fait quelques progrès ces dernières années, mais ils sont insuffisants. Outre ses qualités de conservateur, le sel permet de retenir l’eau et donc d’augmenter le poids de l’aliment, et les bénéfices à la clef. Autres grands pourvoyeurs de sel, la charcuterie, les fromages… Il suffit de baisser la consommation de ces aliments pour diminuer la prise de sel quotidienne.

 

 

Le pain, contributeur très important

 

Le pain représente probablement 25 à 30% de l’apport total quotidien de sel. Si les pouvoirs publics veulent efficacement contribuer à réduire la dose de sel consommée chaque jour par la population, ils pourraient règlementer la dose maximum de sel ajoutée par les boulangers pour faire le pain. Une mesure simple prônée par le rapport Hercberg qui aurait un impact immédiat.

 

J.C. Nathan

 

Source :

www.anses.fr

Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique. Pr Serge Hercberg. Novembre 2013.

 

 

 

 

 

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