Nutri-score, comment ça marche

0
2671
code nutritionnel

Nutri-score est un logo nutritionnel qui a pour vocation d’aider le consommateur à évaluer la qualité du produit alimentaire, en termes nutritionnels et selon des critères de santé. Son application est facultative et dépend du volontariat des industriels.

 

Les groupes et marques Pepsico, Coca-Cola, Mars, Mondelez, Unilever et Nestlé refusent d’adopter ce code.

 

Lire La bataille pour le code nutritionnel

 

 

La meilleure composition nutritionnelle

 

 

L’objectif est d’aider le consommateur à modifier ses achats vers les produits affichant la meilleure composition nutritionnelle dans leur catégorie. Exemple : les biscuits les moins gras et les moins sucrés. Les confitures contenant le plus de fruits et le moins de sucres ou d’additifs.

 

 

Le logo 5 couleurs

 

Il est affiché en « face avant » des emballages. Il complète la déclaration nutritionnelle obligatoire (les valeurs nutritionnelles affichées en corps minuscules à l’arrière du produit). Nutri-score est  également appelé le système 5C. Le code affiche  5 couleurs : A couleur verte pour les bons produits, à E couleur rouge pour les produits très déséquilibrés.

 

 

Comparer les références dans une même famille de produits

 

 

La qualité de chaque produit, pour chaque marque, est évaluée en fonction de la teneur en bons nutriments (fruits, légumes, fibres, protéines…) et en nutriments négatifs (graisses, acides gras saturés, sucres,  sel, calories….).

 

 

L’évaluation du produit est relative à sa catégorie. Il serait inepte de noter E rouge, une plaquette de beurre ou un litre d’huile, sous prétexte que son taux de lipides est phénoménal. Le « moteur » de Nutri-score vise à noter sur une même échelle, plusieurs références dans une famille de produits : Pizzas, biscuits, plats surgelés, yaourts, etc…. Et à distinguer les « bons » produits des « moins bons », en fonction de leur teneur en vitamines, en graisses, en sucres, en calories..

 

 

Une base de données très solide

 

Le système d’information nutritionnelle sous-jacent au Nutri-Score s’appuie sur une méthode britannique (score dit de Rayner), développé pour la Food Standards Agency au Royaume-Uni. Les données nutritionnelles sont tirées de la grande enquête alimentaire Oqali qui a analysé des milliers de références. L’algorithme utilisé est jugé très fiable.

 

 

Le ministère de la Santé espère bien avec l’innovation dans l’étiquetage nutritionnel contribuer à combattre les grands fléaux actuels liés à une alimentation déséquilibrée : le surpoids, l’obésité, le diabète, mais aussi les maladies cardiovasculaires et certains cancer.

 

 

Une critique : un signal unique pour des millions de personnes

 

 

Nutri-Score n’est pas exempt de critique. La fiabilité des données et des calculs n’est pas en cause. C’est la pertinence d’un signal commun adressé à tous les consommateurs qui est critiquée, alors que les physiologies et les métabolismes sont très disparates. Ainsi, tout le monde n’est pas sensible de la même façon à une teneur en sucres ou en graisses élevée.

 

Néanmoins, le nouveau code nutritionnel va avoir une utilité directe : rappeler que l’abus de certains produits transformés nuit à la santé !

 

JC Nathan

 

Sources : www.anses.fr

www.oqali.fr

 

 

 

 

 

 

AUCUN COMMENTAIRE