Les nanoparticules dans l’alimentation

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infiniment petit nanoparticules

infiniment petit nanoparticulesLes nanoparticules vont-elles se répandre discrètement dans les aliments à l’insu des consommateurs ?  La question mérite d’être posée même s’il existe encore peu d’aliments incorporant des nanoparticules.

 

Les nanoparticules et leurs propriétés physico-chimiques intéressent beaucoup les industriels de l’agroalimentaire tout en restant très discrets à ce sujet. Par exemple, ils ont mis au point de l’huile de colza enrichie avec des phytostérols nanoencapsulés, ce qui permet ensuite de revendiquer une réduction optimisée du taux de cholestérol. Ils utilisent depuis plusieurs années de la silice sous forme « nano »  comme antiagglomérant.Les nanoparticules incorporées dans les aliments peuvent par exemple faciliter la libération de composés impliqués dans les saveurs ou les couleurs.

 

Silence radio des firmes agroalimentaires

 

Dans la plus grande discrétion, les grandes fimes agro-alimentaires commencent probablement à intégrer de plus en plus aux nanoparticules. En 2012, l’ONG As You Sow a demandé à 2500 entreprises de l’agro-alimentaire si elles utilisaient des nanomatériaux : seulement 26 entreprises ont répondu. En 2015, le magazine  60 millions de consommateurs a demandé à une centaine de grandes firmes si elles utilisaient des nanoparticules sous une forme ou une autre (additifs, nanotextures, nanomatériaux dans les emballages…). La majeure partie a refusé de répondre…

 

Le grand flou sur la toxicité

 

Quels sont les risques de ces nanoparticules ? Le flou est total. Des toxicologues suisses croient avoir détecté d’éventuelles réactions inflammatoires liées à l’ingestion de particules de silicium. De leur côté, les experts de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)  comme de l’AESA (Agence européenne de sécurité des aliments) avouent être incapables d’évaluer la toxicité de ces particules infiniment petites. L’Anses estime qu’il faut réaliser des études spécifiques au cas par cas. Lire aussi : Nanoparticules d’argent, des risques inconnus

 

Nouveaux aliments

 

Pour l’heure, le consommateur est partiellement protégé par la règlementation européenne qui classe les aliments contenant des nanoparticules comme nouveaux aliments, ce qui implique une évaluation et une autorisation avant mise sur le marché.

 

NanoSanté demande l’étiquetage

 

Une association, NanoSanté, estime que ce n’est pas suffisant pour protéger le consommateur. Elle monte au créneau pour réclamer un étiquetage clair et obligatoire des produits contenant des nanoparticules. Une pétition a été lancée à cet effet http://www.mesopinions.com/petition/sante/nanoparticules-etiquetage-produits/19237).

 

NanoSanté, en s’appuyant sur la base de données Open Food Facts (une base coopérative, faite par tous pour tous), ambitionne de recenser tous les produits alimentaires contenant des nanoparticules. Première catégorie d’aliments épinglée, toutes les confiseries et sucreries (chewing gum), gâteaux industriels contenant le colorant E 171. Il faudra voir si la liste s’allonge dans les deux à trois ans à venir.

 

Dans tous les cas, la vigilance des consommateurs sur ce dossier s’impose. Les associations, les ONG, certains sites spécialisés dans la « veille » tels que Veillenanos y contribuent.

 

 

Lire aussi : Nanoparticules, nanomatériaux : incertitudes dans l’alimentation

 

Sources :

http://agriculture.gouv.fr/les-nanotechnologies-dans-lalimentation

Dossier « Nano et alimentation » sur http://veillenanos.fr

http://nanosante.net/produits-contenant-des-nanoparticules/

Les nanoparticules, ces substances invisibles s’invitant dans nos assiettes. Cité par revue de presse Nanosante.net

Source : RTS Radio Télévision Suisse

 

 

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