Poisson : évitons de consommer des espèces menacées

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Les risques d’extinction sont trop élevés pour nombre d’espèces de poissons. Le consommateur soucieux de l’environnement doit choisir les poissons qui ne sont pas menacés.

 

Sur les 600 espèces pêchées dans le monde, environ un tiers sont menacées d’extinction totale, car le niveau de leurs stocks est descendu trop bas. Parmi les plus connues, citons le cabillaud, la morue du Canada, le saumon sauvage de l’Atlantique, le thon rouge, la sole… Selon la FAO, plus des trois-quarts des espèces de poissons sont surexploitées ou exploitées à la limite du raisonnable.

 

Chaque année, les Hommes consomment 80 à 90 millions de tonnes de poissons (quatre fois plus que dans les années 1950 !). Les Français consomment en moyenne plus de 35 kg de produits issus de la pêche et de l’aquaculture, soit deux fois plus que la moyenne mondiale.

 

Des techniques de pêche dévastatrices

 

 

Surexploitées, décimées, les différentes espèces n’ont pas le temps de se régénérer. De nouveaux facteurs aggravant sont apparus ces dernières années. Des techniques de pêche tel que le chalut de fond, un filet en entonnoir qui racle les fonds, s’avèrent dévastatrices pour les habitats marins. De nombreuses espèces vivant en eau profonde – entre 200 et 2000 mètres de profondeur (empereur, grenadier, sébaste, sabre noir, siki, lingue bleue…) sont commercialisées sans que le consommateur ne connaisse leur vulnérabilité, due à la lenteur de leur cycle de reproduction. Autant dire qu’il y a urgence à mobiliser l’opinion et à protéger les océans.

 

 

Ce que peut faire le consommateur

 

1. S’informer et choisir les espèces dont les stocks sont les plus abondants (hareng, maquereau, sardine, Saint-Pierre…). Des listes existent qui aident à identifier les poissons les plus en danger. On évitera délibérément de les consommer.

 

2. Exiger et consommer des poissons de taille dite de « maturité sexuelle » (59 cm pour le cabillaud contre une taille minimale de commercialisation de 35 cm, 31 cm pour la sole, contre une taille minimale de commercialisation de 24 cm, etc) et délaisser les poissons trop petits.

 

3. Privilégier les poissons labellisés, qu’ils soient d’élevage ou labellisés : le label bio AB, le label MSC « Marine Stewardship Council qui décerne un label sur les pêches « durables responsables » (avec notamment, une évaluation de l’état des stocks sur la zone de pêche, ainsi que l’impact sur les mileux marins). Il vaut mieux ne pas choisir n’importe quel poisson d’élevage, ceux-ci étant souvent très fortement consommateurs de farine de poisson élaborée à partir de poisssons sauvages.

 

4. Consommer le poisson selon la saison et la disponibilité (abondance de bar jusqu’en avril par exemple, le colin ou merlu de mars à juin, le rouget entre janvier et mai). Consultez à ce sujet le site mrgoodfish.com, une initiative soutenue par l’association Planete Mer et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

 

Aurélie Laroche

 

Sources :

« Comment éviter de vider les océans » Geo n°385 mars 2011

http//oceans.greenpeace.org.fr

www.consoglobe.com

mrgoodfish.com

Sabre, grenadier, flétan, des poissons qu’il ne faut plus considérer comme de la nourriture Gaëlle Dupont. Le Monde 3 octobre 2009.

 

A lire aussi sur ce site : Liste des poissons à consommer et à protéger

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