Le réchauffement, menace pour l’alimentation mondiale

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réchauffement et sécurité aiimentaire

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Si le réchauffement climatique de la planète se confirme, il aura d’importantes conséquences pour l’environnement et la sécurité alimentaire dans le monde.

 

Le lien entre réchauffement du climat et alimentation n’est pas toujours fait spontanément. Les experts climatiques listent pourtant de très nombreuses retombées sur la production des ressources alimentaires.

 

Constat de réchauffement indéniable

 

Le constat de réchauffement de la planète est désormais avéré. En un siècle (1880-2012), la température à la surface de la terre (basse atmposphère) a augmenté de quasiment un degré (0,85°). La quantité de glaces et de neiges a commencé à fortement décroître. Le niveau des océans s’est élevé de 19 cm. Les scientifiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) enjoignent les états de prendre des mesures pour stopper les émissions de gaz à effet de serre. Ces émissions ont augmenté depuis 2010 malgré les engagements internationaux pris ces dernières années.

 

Scénario très défavorable

 

L’objectif de maintenir la hausse de la température moyenne par rapport à la période préindustrielle à +2° semble de moins en moins réalisable. Il faudrait pour cela réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d’ici à 2050. (Lire Aliments et CO2 : des gestes pour réduire les émissions.) Mais l’absence de volontarisme des Etats-Unis, l’élévation du niveau de vie de milliards de chinois et d’indiens, avec ce que cela suppose d’activité et de transports automobiles sont des facteurs très défavorables. Désormais, beaucoup pensent qu’on va vers le plus mauvais scénario, à savoir une augmentation des températures de l’ordre de 3 à 4 degrés d’ici trente à quarente ans.

 

Sécheresse et incidences agricoles

 

La multiplication des cyclones et leur plus forte intensité, le recouvrement par les eaux de portions importantes du territoire, le déplacement des populations, vont déstabiliser fortement des régions agricoles, notamment en Asie. De façon générale, la sècheresse va devenir plus fréquente et plus forte, ce qui va limiter la ressource en eau potable de la planète et peser sur les rendements céréaliers.

 

Le stress hydrique va entraîner une nouvelle répartition des arbres et des plantes. Dans le domaine de  la vigne, par exemple, des régions traditionnellement viticoles (le bordelais est souvent cité) pourraient avoir beaucoup de mal à se maintenir. A cela va s’ajouter un risque de recrudescence de virus, champignons, et parasites pour la faune, la flore et les humains.

 

La vie des océans perturbée

 

Autre risque encore mal appréhendé, l’acidification des océans. Lire L’acidification des océans. Le taux d’acidité a augmenté de +26% depuis deux siècles, du fait de l’absorption de quantités élevées de CO2. Cette acidification va profondément perturber la vie marine, portant atteinte aux mollusques, notamment les animaux à coquille, et à de nombreux animaux marins (requins, tortues…).

 

JC Nathan

 

Sources : http://www.lesechos.fr

« Climat : les experts martèlent l’urgence à agir. Laurence Caramel et Stéphane Foucart. Le Monde 4 novembre 2014

Photo : www.ledauphine.com

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