L’alimentation contre le vieillissement du cerveau

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Il est probable qu’une alimentation de qualité, forte en acides gras polyinsaturés, vitamines, polyphénols, contribue à ralentir le vieillissement cérébral ou déclin cognitif.   

 

Outre le carburant majeur des glucides, le système cérébral a besoin  pour fonctionner de nutriments spécifiques. Le bon apport de ces nutriments jouerait aussi un rôle clef pour enrayer ou freiner le vieillissement cérébral.

 

 

Acides gras à longue chaîne

 

 

En premier lieu, il y a les fameux oméga 3, en particulier les acides gras à longue chaîne, EPA, DHA. Le DHA est un composant majeur des membranes des neurones. Il représente environ 20% des acides gras totaux réclamés par le cerveau. Cet acide gras facilite la transmission des informations entre neurones. En outre, les acides gras EPA et DHA  ont des vertus anti-inflammatoires et anti-thrombose qui protègent des accidents vasculaires cérébraux. Ces acides gras essentiels se trouvent surtout dans les poissons gras.

 

 

Vitamines et autres anti-oxydants

 

 

Second type de nutriments et micro-nutriments utiles à notre cerveau, les vitamines et autres composés anti-oxydants : vitamine C, vitamine E, vitamine B, minéraux, caroténoïdes, polyphénols… Ces composés contrecarrent les fameuses réactions oxydatives liées aux radicaux libres (stress oxydatif) qui contribuent à la mort cellulaire et au vieillissement cérébral.

 

 

Polyphénols anti-oxydants

 

 

La vitamine E contenue notamment dans les oléagineux (noix, amandes, noisettes…), certaines huiles, est réputée ralentir le vieillissement neuronal. On prête aussi à tous les fruits rouges (mûres, framboises, baies de Goji, canneberges, groseilles et autres myrtilles) de fortes vertus anti-oxydantes vitales pour le cerveau, liés à leur teneur en polyphénols. Plusieurs études vont dans le sens d’une action bénéfique des polyphénols par exemple contre le déclin cognitif lié au vieillissement.

Lire : Des polyphénols contre le vieillissement.

 

 

Pourtant, il ne faut pas non plus surestimer l’atout des anti-oxydants. L’effet semble très variable selon les individus et difficile à généraliser. Surtout, les spécialistes tel Serge Hercberg, chercheur  et professeur de nutrition qui a mené une grande étude sur les antioxydants, sont persuadés qu’on ne peut pas miser sur les compléments alimentaires pour se garantir un effet protecteur des antioxydants. Une alimentation laissant une bonne part aux aliments végétaux riches en vitamines et en composés minéraux serait amplement suffisante.

 

Aurélie Laroche

 

Sources : edp-nutrition

 

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