Moins de pesticides dans les vins

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vignes pesticides

Les vignes et les vins de France et d’Europe seront probablement moins contaminés par les pesticides dans quelques années. Mais le chemin est long et fastidieux.

 

 

Les vignobles font partie des cultures les plus polluées par les différents produits chimiques dénommés pesticides (insecticides, herbicides, fongicides…). Cela relève moins de l’incurie des viticulteurs que de la fragilité des vignes attaquées par de multiples agresseurs : champignons – oïdium et mildiou, pucerons, insectes divers…

 

 

Un cinquième des pesticides

 

 

Résultat : les viticulteurs sont parmi les plus gros utilisateurs de chimie de l’agriculture. On a calculé qu’en moyenne un viticulteur traitait une vingtaine de fois ces vignes dans l’année. Avec environ 800 000 hectares, la vigne en France représente moins de 4% (3,7 %) de la surface agricole et consomme un cinquième des pesticides consommés en France. Le Bordelais et la Champagne sont parmi les plus gros utilisateurs de produits, sans doute à cause du climat humide.

 

 

Jusqu’à vingt pesticides par vin

 

 

Il ne faut pas s’étonner des résultats des examens scientifiques des vins : tous les vins conventionnels (par opposition à biologiques) sont contaminés. En moyenne, on identifie quatre à cinq pesticides différents dans chaque vin, parfois jusqu’à une vingtaine. La plupart des vins en Europe sont d’ailleurs logés à la même enseigne. Une enquête menée en 2008 par le réseau Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe) sur une quarantaine de vins européens avait mis en évidence jusqu’à 8 à 9 pesticides en moyenne dans les raisins.

 

 

Un tournant vers le bio

 

 

Mais depuis une ou deux années, un tournant semble s’amorcer sous la pression des médias et de l’opinion publique. La filière viticole s’engage d’ici à 2025 à diminuer de 50% l’usage de pesticides. La viticulture biologique est en train de prendre de l’essor jusque dans le Bordelais. Certaines appellations (Saint-Émilion, Entre-deux-Mers, Graves, Côtes de Bordeaux, Union des côtes, Médoc et Bordeaux-Bordeaux supérieur) sont en train de modifier leur cahier des charges pour intégrer de nouvelles pratiques environnementales et utiliser des cépages résistants au mildiou et à l’oïdum.

 

Partout le vin bio gagne du terrain et surtout le souci de travailler la vigne sans danger et de produire des vins qui ne soient pas nocifs pour la santé. Dans les vignes, se joue actuellement l’une des plus importantes révolutions environnementales de France.

 

JC Nathan

 

Sources : larvf.com

www.consoglobe.com

 

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