Le retour des pommes anciennes

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pommes variétés anciennes

Les Français qui adorent les pommes commencent à se réintéresser à leurs variétés anciennes. Ils sont nombreux à ne plus « voir en peinture » les cinq ou six variétés sélectionnées par la grande distribution (Golden delicious, Gala, Granny Smith, Elstar…).

 

Les Français regardent du côté des pommes anciennes. Certes, chaque famille consomme une vingtaine de kilos par an mais on a tous un peu envie de regarder dans les vergers d’à côté pour voir si les pommes ont un autre goût.

 

 

Plus de 6000 variétés

 

Pourquoi en effet se forcer à manger toujours les mêmes pommes alors qu’il en existe plus de 6 000 variétés à travers le monde. Au XIX° siècle, en France, on recensait jusqu’à 2 000 variétés de pommiers (autant pour les poiriers). Puis, la logique économique a centré les arboriculteurs sur une dizaine de variétés, parmi les plus productives et les plus résistantes.

 

 

Sous de multiples climats

 

 

Heureusement, une poignée de chercheurs, pépiniéristes, botanistes, amoureux… s’attachent à sauver et préserver des  variétés anciennes. Ainsi, le Conservatoire Botanique de Charance à Gap dans les Hautes-Alpes tente de préserver et de collectionner plus de 500 variétés de pommes et plus de 800  poires. D’autres initiatives de sauvegarde des pommes anciennes sont menées un peu partout en France, car la pomme pousse sous de multiples climats. D’une région à l’autre, on trouve telle ou telle variété.

 

 

Locales et résistantes aux maladies

 

 

C’est la Calville Alexandre originaire de la Nièvre, fruit côtelé rouge, chair blanc jaunâtre est tendre, sucrée, juteuse, mi acidulée. La Bouquepreuve, originaire de la vallée du Gapeau dans le Var, peau vert-jaune, chair croquante blanche et fine… La Reinette de Montbard, la Reinette de Cuzy, la Belle Limousine (Haute-Vienne), la Pompy originaire de Corrèze… L’un des grands intérêts des variétés locales est d’être adaptées aux conditions climatiques et souvent plus résistantes aux maladies.

 

La question de la résistance est cruciale dans le monde fruitier. Les pommes à force d’être sélectionnées perdent leurs caractères de résistance aux intempéries et aux maladies cryptogamiques. L’Inra a entrepris de « génotyper » 3 000 variétés de pommes anciennes (et bientôt les poires) afin de mieux connaître les gènes de la résistance. Le fait de disposer de moins de pommes différents limite aussi les possibilités d’hybridation et de création de nouvelles variétés.

 

 

Retrouver ces pommes

 

Mais avant tout, les pommes anciennes sont affaire de goût, de recherche de saveurs, de curiosité, de poésie… Rien que le fait d’égrener les noms met en joie : Ananas rouge, Belle fille, Belle fleur Normande, Blanche d’Espagne ou Coquette, Bouche Cul… La bonne nouvelle est qu’on peut encore trouver ces pommes. Il faut fréquenter les marchés où viennent des petits paysans ou partir à l’aventure, au gré des balades ou des relations. Un site très amoureux des pommes www.pommiers.com a ainsi recensé l’intégralité de ces pommes anciennes et surtout les pépiniéristes et autres arboriculteurs qui les font pousser.

 

 

Katrina Lamarthe

 

Sources : www.lefigaro.fr

www.pommiers.com

www.aujardin.info

 

 

 

 

 

 

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