Le régime cétogène, les recherches continuent

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sans sucres

Le régime cétogène (pauvre en glucides) est riche de nombreuses promesses vis-à-vis de maladies dégénératives (Parkinson, Alzheimer…), de l’épilepsie, et aussi de divers dérèglements inflammatoires.  Mais la science peine à l’expliquer.

 

 

Les précurseurs du régime cétogène ont remis en question la place prédominante des glucides (60% environ) dans l’alimentation moderne au détriment des lipides et des protéines. En limitant l’apport de glucides, principale source d’énergie, on pousse l’organisme à brûler ses réserves d’énergie (les triglycérides). C’est le processus de dégradation des acides gras.

 

 

Les corps cétoniques

 

 

Ce processus produit des dérivés d’acides gras nommés « corps cétoniques ». Les corps cétoniques ou cétones sont des composés chimiques (composés carbonylés) synthétisés par le foie lorsque l’organisme transforme ses réserves de triglycérides. Le cerveau va être alimenté par ces corps cétoniques. Selon la littérature scientifique, un tel régime est très bénéfique aux patients atteints d’épilepsie (réduction de la fréquence des crises), et peut-être à d’autres affections graves comme Parkinson, Alzheimer, voire certaines formes de cancers.

 

 

Réduction des inflammations

 

 

Reste qu’on cherche encore à comprendre pourquoi un régime cétogène (donc pauvre en sucres, riches en lipides et protéines) a des effets positifs. L’une des hypothèses est qu’il réduit les mécanismes inflammatoires. Les cétones tendraient à réduire la production de radicaux libres et les réactions inflammatoires.

 

Absence de confirmation

 

Récemment, une équipe de l’Inserm à chercher à tester cette hypothèse en étudiant l’un des composants cétonique, l’acide bêta-hydroxybutyrate. La recherche n’a pas confirmé d’effet anti-inflammatoire de ce dérivé d’acide gras. On en est toujours au stade des suppositions. Le régime cétogène, pour certaines pathologies et pour certains patients, est très efficace. Mais l’on ne peut pas dire pourquoi.

 

Katrina Lamarthe

 

Source : www.inserm.fr

 

 

 

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