Protéines : le juste apport

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proteines apportLes protéines sont indispensables à notre organisme. Encore faut-il consommer des protéines de qualité, en quantité adéquate.

 

Les protéines représentent un nutriment alimentaire essentiel à l’organisme (muscles, structures cellulaires, hormones…), à l’entretien du corps et de ses fonctions. On estime en règle générale que l’apport en protéines doit représenter 10 à 12% de l’apport énergétique total. Les lipides doivent apporter 30 à 40% de l’énergie, et les glucides, 50 à 60%.

 

Pour un adulte, cela représente environ 1 g de protéines par kilo de poids corporel, soit environ 50 à 60 g par jour. Végétariens et végétaliens, en supprimant viandes, poissons, oeufs et laitages, suppriment l’apport en protéines animales. Or, les protéines animales sont les plus riches en acides aminés, avec notamment une très bonne représentativité des acides aminés essentiels. On considère généralement que la moindre richesse des protéines végétales les discrédite en partie. Encore que cette doxa n’est pas partagée par tous. Lire : Protéines végétales : pas si incomplètes que ça

 

Baisses d’apports

 

L’autre grande critique des régimes sans viande et sans poisson est la carence en fer héminique (facilement assimilable) fortement demandée par le corps féminin, en vitamine B12, en vitamine D. Pour certains spécialistes de la nutrition, la consommation accrue de végétaux ne peut pas compenser ces baisses d’apport. Il faut en partie équilibrer avec des compléments alimentaires, mais cette gymnastique est compliquée et moins sûre qu’une alimentation diversifiée.

 

Protéines et poids

 

A contrario, la prise excessive de protéines, comme le proposent certains régimes (Atkins en particulier), n’est probablement pas sans effets négatifs. Cet apport très fort en protéines permet souvent dans un premier temps de réduire l’apport énergétique total (en particulier celui fourni par les lipides) et donc de mieux maîtriser son poids corporel, voire de le baisser, et de réduire l’adiposité.

 

Mais certains experts, tel Daniel Tomé, professeur à AgroParis Tech, mettent en garde sur des effets nocifs à terme : moindre sensibilité à l’insuline et donc risque de diabète de type 2, atteintes aux fonctions rénales chez certains individus, perturbation de l’équilibre acido-basique et donc problèmes de calcification, apports élevés en graisses saturées animales (liées à la consommation de viandes).

 

Au résumé, le juste apport en protéines de qualité, en fonction de ses besoins et de son métabolisme, est l’une des grandes questions de la nutrition qu’il importe de se poser.

 

Aurélie Laroche

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

 

 

 

 

 

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