Christine Calvet, équilibriste en protéines

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Christine Calvet

Christine Calvet, naturopathe, conseillère en nutrition, auteure de « Je cuisine Les protéines végétales », publié par Thierry Souccar Editions, livre quelques conseils utiles en matière de végétarisme et d’équilibre alimentaire.

 

 

 

Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux protéines végétales ?

 

En tant que naturopathe, je vois arriver des patients avec des carences. Par exemple, des jeunes filles passées soudainement du Mac Do à un régime vegan, sans souci d’équilibre nutritif. J’explique à ces personnes que les protéines, comme les briques d’une maison, sont indispensables à la construction des tissus, qu’elles soutiennent le métabolisme hormonal.

 

 

Le  régime flexitarien permet plus facilement cet équilibre protéinique que le régime végétalien ?

 

Effectivement, il y a peut-être une voie du milieu entre le Mac Do et le végétalisme. L’organisme humain a besoin de vitamine B12 qui ne se trouve que dans les produits animaux. Il y en a dans les algues mais elle n’est pas bio disponible. Si on peut manger de la viande blanche deux à trois fois par semaine, on est assuré d’avoir un apport suffisant en tryptophane, un acide aminé essentiel qui conditionne la production de sérotonine, l’hormone de la bonne humeur et du sommeil.

 

 

Les protéines animales sont plus qualitatives que les protéines végétales ?

 

La protéine animale est la protéine de référence en raison de son large spectre d’acides aminés. Pour les protéines végétales, c’est plus compliqué. Les céréales sont souvent pauvres en lysine, les légumineuses souvent pauvres en méthionine. Il faut donc les associer pour avoir tous les acides aminés essentiels.

 

 

Il faut associer les sources de protéines mais pas à chaque repas ?

 

Oui, des études récentes ont montré qu’il n’y avait pas une obligation de le faire au cours d’un repas. L’important est d’avoir un apport complet et diversifié dans la journée. L’organisme se charge de reconstituer les protéines complètes avec les différentes protéines consommées dans la journée.

 

 

La variété de sources de protéines est donc essentielle ?

 

C’est bien cela. Je conseille par exemple des petits déjeuners comprenant du pain complet (petit épeautre, seigle…), de la purée d’amande. On a ainsi deux sources de protéines complémentaires. A midi, on peut manger du quinoa et du tofu; le soir, un plat de pâtes aux lentilles ou aux pois chiches (des produits que proposent les marques bio). L’important est de réunir dans son alimentation les céréales complètes (pas les blanches), des légumineuses, des oléagineux (les noix, les amandes, etc…sont des aliments qui génèrent une forte satiété).

 

 

 

Les légumineuses sont injustement oubliées ?

 

Les légumineuses sont riches en protéines, en acides gras insaturés, en fibres. Elles sont pauvres en glucides et leur index glycémique est bas. Ce sont d’excellents aliments pour les personnes qui ont des problèmes de cholestérol ou de diabète. Et maintenant on trouve des lentilles, des pois cassés, des pois chiche, etc…  sous diverses formes (couscous, pâtes, houmous, galettes…), prêts à cuisiner.

 

 

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