Des drones pour épandre les pesticides

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Des drones pour pulvériser les pesticides… Si l’Assemblée nationale vote cette disposition, ce sera un retour en arrière par rapport à la loi communautaire interdisant l’épandage de produits phytosanitaires par voie aérienne.

 

 

 

Utiliser des drones pour projeter des pesticides. C’est la teneur de loi (amendement) proposé par Antoine Herth, député Les Républicains du Bas-Rhin, agriculteur de profession. Ce texte a pour objet d’autoriser une expérimentation d’aéronefs télépilotés (des drones) pour pulvériser des produits phytosanitaires (des pesticides) sur des plantations en vignes ayant une pente supérieure ou égale à 30%. L’expérimentation sera autorisée pour une période de trois ans.

 

 

Le risque d’exposition

 

 

L’ONG Générations futures dirigée par François Veillerette a exprimé sa totale désapprobation à ce texte. L’Union européenne a interdit depuis fin 2015 la pulvérisation de pesticides par voie aérienne. L’épandage des pesticides près des lieux de vie soulève toujours un risque d’exposition des personnes vivant aux alentours, dès que souffle une légère brise. Avec un épandage aérien (hélicoptère, ULM, avion, et maintenant drones), le risque de dispersion et de contamination des personnes et des milieux est encore plus élevé.

 

 

La vigne, le riz, les bananes, les chênes

 

 

Les quatre filières les plus traitées au début des années 2000 étaient la vigne, les bananeraies, le riz et le chêne. Suite à la mobilisation d’un grand nombre de citoyens et d’ONG (dont Agir pour l’Environnement), la France avait fini par interdire totalement l’épandage aérien de pesticides et cesser les dérogations traditionnellement accordées pour le riz en Camargue et pour la vigne.

 

 

Recours accru à des produits dangereux

 

 

Le nouvel article de loi en faveur de l’expérimentation de drones ouvre la voie à un futur assouplissement de  la règlementation sur l’application des produits phytosanitaires. C’est clairement une mauvaise nouvelle pour les protecteurs de l’environnement et pour les citoyens désireux de réduire le recours à des produits dangereux pour la santé et pour les milieux naturels.

 

 

Aurélie Laroche

 

Sources : France Inter

www.notre-planete.info

 

 

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