La disparition des insectes, une catastrophe

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insectes pollinisateurs

Les pires craintes se confirment sur le déclin des pollinisateurs et des insectes en général dans le monde. Un effondrement écologique que l’on ne peut laisser perdurer. 

 

Les alertes des scientifiques se multiplient : les populations d’insectes ne cessent de diminuer dans des proportions alarmantes. Des scientifiques commencent même à envisager un scénario hallucinant, la disparition de la majeure partie des insectes d’ici à la fin du siècle, ce qui signifierait ni plus ni moins qu’un effondrement des écosystèmes naturels.

 

 

Pertes en centaines de milliers d’espèces

 

 

Des scientifiques australiens ont réalisé une méta-étude (étude de 73 études) qui prouve que la biomasse des insectes diminue d’environ 2,5% depuis 30 ans. 40% des insectes pourraient disparaître dans les prochaines décennies. Sur les cinq à six  millions d’espèces recensées, 5 à 10% ont disparu depuis le début de l’ère industrielle. Les évaluations des pertes à venir se chiffrent en centaines de milliers, voire de millions d’espèces.

 

Effondrement silencieux

 

Les insectes volants sont parmi les plus touchés. Et parmi eux, la myriade d’insectes pollinisateurs (abeilles, syrphes, mouches, papillons…). Toutes les études convergent pour prouver une situation catastrophique en Europe mais aussi dans d’autres zones du monde.

 

Un effondrement silencieux est en train de se produire. Il est urgent de prendre conscience que le monde risque de perdre avec le déclin des insectes, en particulier les pollinisateurs, une ressource majeure de la vie, des fruits, légumes et des plantes en général.  Les pollinisateurs assurent la reproduction de 80% des plantes à fleurs, soit une grande majorité de plantes sauvages ou cultivées.

 

 

Un service écologique inestimable

 

 

La nature rend gratuitement chaque jour un service inestimable à la planète : assurer la reproduction des plantes et la production d’une fantastique diversité d’aliments. Les cultures pollinisées représentent 75 % des espèces végétales vivrières : fruits (pommes, abricots, pêches…), légumes (courgettes, potiron), fruits à coque (amande), café…

Lire : Les pollinisateurs, responsables de notre alimentation

 

 

Risque d’effondrement

 

 

Avec le déclin des insectes, s’amorce aussi l’appauvrissement des terres (de très nombreux insectes recyclent les matières organiques, assurant ainsi la fertilité des sols), la disparition de nombreux oiseaux (moineau, étourneau, perdrix rouge, alouette des champs…), des amphibiens (grenouilles, crapauds, salamandres…), de poissons, lézards, petits mammifères (hérissons, chauves-souris, musaraignes, taupes…). Le risque majeur est un effondrement en chaîne des plantes, des insectes et de diverses espèces du vivant.

 

 

Les causes de cette catastrophe environnementale font peu de doute dans la communauté scientifique : l’intensification des pratiques agricoles, le recours massif aux pesticides, l’accumulation dans l’environnement des contaminants chimiques, la fragmentation des espaces naturels, l’extension des constructions… La prise de conscience de ce risque environnemental est urgente.

 

 

JC Nathan

 

Sources : Les insectes, victimes silencieuses au cœur de la « sixième extinction de masse »

www.pollinis.org

Image : Le jardin d’Oréda

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