L’avocat, gaspilleur de ressources en eau

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Faut-il arrêter de manger des avocats ? Des associations environnementales nous mettent en garde contre les dommages liés à la culture de l’avocat, en particulier au Chili et dans d’autres pays d’Amérique Latine.

 

 

Si l’avocat a beaucoup de qualités nutritionnelles, il a un gros inconvénient écologique. C’est une pompe à eau.  Pour irriguer un hectare de culture, il faut en moyenne chaque jour 100 000 litres d’eau. Soit l’équivalent de la consommation en eau d’une commune de 1 000 habitants. Autre façon de mesurer, on estime qu’il faut 1 000 litres d’eau pour un kilo d’avocats.

 

 

Abandon des cultures traditionnelles

 

 

Comme cette culture est très rentable, les paysans de certaines régions du Chili ont abandonné les traditionnelles cultures de pomme de terre, de tomates, etc. pour se convertir à l’avocat.  Dans la province de Petorca, au centre du Chili, on dénombre plus de 16 000 hectares de cultures. Dans l’ensemble, le Chili exporte chaque année plus de 160 000 tonnes d’avocats. L’Europe, très friande de ce fruit, en importe, toutes origines confondues, quelques 750 000 tonnes par an.

 

Lire : L’avocat, un fruit très populaire

 

 

Assèchement des cours d’eau

 

 

Mais les conséquences pour la ressource eau sont dramatiques. Les plantations d’avocats assèchent les cours d’eau. Les habitants se font livrés de l’eau par camion-citerne. Leurs conditions de vie et de travail deviennent très éprouvantes. La nature étant de plus en plus sèche, il y a moins de précipitations et donc encore plus de sècheresse.  L’agriculture traditionnelle périclite.

 

 

Gestion privée de l’eau

 

 

La situation est très tendue car la gestion de l’eau au Chili est privée depuis 1981, décision prise sous la dictature militaire de Pinochet. Les citoyens ne parviennent pas à inverser la tendance. Les associations locales demandent l’abrogation de la loi sur l’eau, demande répercutée au niveau international par Greenpeace.

 

 

Journée mondiale de l’eau

 

 

Les dommages de l’avocat ne se limitent pas au Chili. D’autres pays d’Amérique latine sont touchés. Au Mexique, dans l’état de Michoacan, les plantations d’avocat ont entraîné la déforestation de milliers d’hectares. Le question écologique et sociale soulevée par l’avocat soulève des réactions.

 

Opportunément avant la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, l’association Sauvons la forêt relaye les pétitions des associations des régions concernées. Certains chefs commencent à le rayer de leur carte par solidarité avec ces mouvements.

 

 

Aurélie Laroche

 

Sources :  Sauvons la forêt

L’avocat, le « diamant de sang », responsable de la déforestation en Amérique latine

Geo.fr

 

 

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