Le cuivre, un produit de traitement nocif

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cuivre bouillie bordelaise

Longtemps, le cuivre, a semblé le produit naturel idéal pour traiter les cultures (vigne, tomates, pommes de terre, pommiers…) contre les agresseurs, tout spécialement les champignons tel que le mildiou. On sait désormais que c’est un dangereux pollueur.

 

 

Le cuivre, dangereux polluant. Les scientifiques ont désormais bien identifié les risques de ce minéral largement utilisé aussi bien en agriculture bio qu’en agriculture conventionnelle depuis plusieurs dizaines d’années.

 

Le cuivre est en effet le traitement roi utilisé en agriculture bio et par les viticulteurs. La fameuse bouillie bordelaise, mélange de sulfate de cuivre et de chaux, traitement découvert à la fin du XIX° siècle, permet en effet de combattre très efficacement le redoutable mildiou.

 

 

Accumulation et contamination

 

 

C’est pour ses propriétés antibactériennes et son efficacité contre les microbes que le cuivre a été tant utilisé. Problème, au fil du temps, il s’est accumulé et a fini par contaminer de larges surfaces. Dans certaines vignes, on trouve jusqu’à 500 mg de cuivre par kilo de terre. Or ce cuivre porte atteinte à une vie souterraine essentielle à la régénération des sols : champignons, vers de terre, collemboles et autres représentants de la microfaune. Cette vie est à l’origine de l’humus et de la nourriture de la terre. Sans ces apports, les sols s’appauvrissent.

 

 

Atteintes aux poumons et au foie

 

 

En outre, le cuivre en excès contamine les cours d’eau et l’environnement et présente des risques sanitaires pour l’homme. Selon l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), il peut affecter la fertilité, causer des dommages au fœtus ou aux organes des adultes suite à une exposition longue. Les cultivateurs et jardiniers maniant régulièrement de la bouillie bordelaise inhalent des substances nocives. On a pu constater des atteintes aux tissus pulmonaires ou encore des lésions au foie.

 

 

Des alternatives à conjuguer

 

 

A l’heure actuelle, les milieux de l’agronomie et de l’agriculture multiplient les études et les propositions pour remplacer le cuivre. Il n’y aucune solution miracle, mais plutôt un ensemble de méthodes à conjuguer : stimulation des défenses naturelles des plantes, microorganismes éliminant les pathogènes, prophylaxie (destruction des pathogènes pendant l’hiver), résistance variétale par introduction des gènes de résistance dans les plantes à protéger…. Ces nouvelles approches doivent petit à petit faire oublier l’usage traditionnel du cuivre.

 

Eric Allermoz

 

Sources : www.60millions-mag.com

www.sciencesetavenir.fr

 

 

 

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