L’eau douce, une ressource à protéger

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eau douce

L’une des conséquences du réchauffement climatique, c’est l’apparition d’une raréfaction des ressources en eau et d’une menace sur la production agricole de nombreux pays.

 

 

En apparence, la planète dispose de beaucoup d’eau. Mais il s’agit avant tout d’eau salée. Avec 71% de la surface terrestre, les océans représentent 1,37 milliard de km3 d’eau, soit 97% de l’eau disponible. L’eau douce ne représente que 3% de la totalité. Et sur ces 3%, 2% sont pris dans les glaces. En réalité, seul 1% de l’eau est de l’eau douce disponible dans les nappes souterraines, et en surface, dans les lacs, les fleuves, les rivières.

 

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Un flux de 40 000 km3

 

 

Les réserves d’eau douce sont alimentées par les précipitations mais sont réduites par les phénomènes d’évaporation et de transpiration des plantes. Des scientifiques ont calculé que l’on disposait d’un flux total d’eau douce, en principe renouvelable, de 40 000 km3 par an. Actuellement, cette disponibilité en eau est très suffisante. A l’horizon 2050, cela donnerait environ 4 000 m3 d’eau par personne et par an pour environ 10 milliards d’humains. Cette quantité serait globalement suffisante pour les besoins humains.

 

 

Les zones sèches encore plus arides

 

 

Mais, en augmentant l’évaporation et les précipitations, le changement climatique vient brouiller les cartes. C’est le cas dans les zones sèches qui vont devenir encore plus arides. Dans un pays développé comme la France, des régions (Bretagne, Sud-Ouest) commencent à se confronter à des manques d’eau à certaines époques de l’année. C’est le même constat en Californie.

 

 

Danger sur les récoltes

 

 

Dans certains pays africains, des populations, malgré leurs faibles dépenses en eau personnelles (quelques litres par jour, contre 300 litres par jour en France, et 600 litres par jour aux Etats-Unis), font face elles-aussi à des pénuries d’eau très problématiques qui mettent en danger leurs récoltes.

 

 

Tensions régionales

 

 

Une telle situation va générer diverses tensions. Il y a un risque d’épuiser des nappes aquifères. Certains pays vont prélever des quantités accrues dans les fleuves au détriment de pays voisins en aval.  L’avenir des productions agricoles et la subsistance des populations vont être impactés car les solutions de désalinisation de l’eau sont trop coûteuses pour un usage agricole.

 

JC Nathan

 

Sources : Aurons-nous assez d’eau ? Bernard Saugier. Le Grand Livre de note alimentation. Odile Jacob. Septembre 2019.

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