Pesticides : officiellement pas de risques pour la santé en Europe

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traitement des cultures

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Pas de problèmes pour la santé avec les pesticides, disent en substance les pouvoirs européens. Un satisfecit de l’autorité de contrôle qui suscite questions.

 

Au vu du dernier programme de détection, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime que les taux de résidus de pesticides observés dans les aliments sont « normaux » (dans les limites admissibles) dans la très grande majorité des cas (97%).  Le rapport qui évalue également l’exposition des consommateurs à ces pesticides (insecticides, fongicides, herbicides) conclut à l’absence de risques à court  et moyen-long terme pour la santé des consommateurs.

 

Les aliments les plus contaminés

Les aliments où l’on a observé le plus de dépassements par rapport aux limites autorisées  (LMR : limite maximale de résidus) sont l’avoine, les laitues, les fraises, les pêches. Les produits biologiques (bio) sont encore moins susceptibles de contenir des résidus anormaux de pesticides. Mais certaines substances non autorisées sont parfois trouvées dans du bio.

Les plus coupables sont à rechercher du côté des fournisseurs exotiques : la Chine avec un chou chinois et un brocoli  largement contaminés, la Turquie avec ses feuilles de vigne, le Cambodge (50%de produits exportés vers l’Europe contenant trop de pesticides), l’Inde, divers autres pays asiatiques (Hongkong, Bangladesh…), ou encore la Bolivie.

 

L’effet cocktail

Pour la première fois, l’EFSA a tenu compte des risques liés à l’exposition combinée à plusieurs produits chimiques. L’une des grandes critiques adressées aux évaluations officielles est en effet de ne pas tenir compte des effets toxiques cumulés. Dans la vraie vie, le consommateur est en effet quotidiennement exposé à  plusieurs contaminants à la fois, avec des effets insoupçonnés mais qui pourraient être très nocifs. Ce que les toxicologues nomment l’effet cocktail. L’EFSA a initié la mise en place de méthodologies et de collecte de données en ce sens, mais elle reconnaît que les outils actuels sont encore très imparfaits. Elle demande aux autorités nationales compétentes de travailler dans cette direction.

 

Une sous-estimation

Certain observateurs, telle l’association Générations futures, dénonce la sous-estimation des dernières évaluations de l’EFSA : pas assez d’échantillons contrôlés, pas assez de substances recherchées, alerte la Fondation.

 

www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130312.htm

 

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