Oméga-3, des acides gras prioritaires dans l’alimentation

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Acides gras insaturés

Acides gras insaturés

En défavorisant des aliments riches en Oméga-3, de bons acides gras polyinsaturés, l’alimentation moderne serait très déséquilibrée. Or, ces lipides sont indispensables au cerveau, aux cellules, et sont réputés diminuer les risques cardiovasculaires.

 

Les acides gras Oméga-3 sont source d’un acide gras dit essentiel, l’acide alpha-linolénique. Ce lipide est dit « essentiel », c’est-à-dire que l’organisme humain ne peut synthétiser (produire lui-même) et qui doit être apporté par l’alimentation.  Ces lipides sont indispensables au fonctionnement du cerveau et du système nerveux, à la constitution et l’intégrité des membranes des cellules, etc.

 

Effets cardiovasculaires et anti-dépressifs

 

Les Oméga-3 ont des effets bénéfiques sur le plan cardiovasculaire. Les populations Inuits du Groenland ou les Japonais, gros mangeurs de poissons gras riches en Oméga-3 sont très peu touchées par les maladies cardiovasculaires. A contrario, les carences en Oméga-3 seraient peut-être à l’origine de troubles de divers (états inflammatoires, états dépressifs…).

 

Déséquilibre de l’alimentation moderne

 

Or, l’équilibre alimentaire s’est dégradé au cours du XX° siècle. La part des acides gras de type Oméga-3 (présents dans les huiles de poisson, les poissons gras, huiles et graines de lin, de chanvre, de citrouille…) n’a cessé de baisser dans l’alimentation moderne… Celle des Oméga-6 et de son principal représentant, l’acide linoléique (présent dans les huiles de de maïs, de tournesol, de soja….) n’a cessé d’augmenter. L’une des raisons tient à la consommation d’huiles très raffinées, à faible teneur en Oméga-3 (les gras Oméga-3 ont en effet tendance à rancir). Les méthodes de production intensives ont semble-t-il joué également en défaveur des Oméga-3 dans la viande, les poissons, etc…

 

Equilibrer Oméga-6 et Oméga-3

 

Le rapport entre les Oméga-6 et les Oméga-3 serait aujourd’hui de 10/1 (dix fois plus d’Oméga-6), voire dans certains cas 30/1. Beaucoup de scientifiques dénoncent cette situation et préconisent des ratios beaucoup plus équilibrés de 6/1, voire de 4/1. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise un apport quotidien de 1 à 1,6 g d’Oméga-3 (dont 0,8 à 1,1 d’acide gras linolénique). Rien d’étonnant à ce qu’aujourd’hui, divers acteurs de l’agro-alimentaire multiplient les initiatives pour redevenir des champions des Oméga-3.

 

A lire aussi  :

Sources : « Une carence en oméga 3 pourrait expliquer certains comportements dépressifs. »

www.inserm.fr

www.passeportsante.net

2 COMMENTAIRES

  1. […] La cause est assurément juste et bonne : les éleveurs s’engagent à orienter l’alimentation des animaux sur de bons aliments (lin, lupin, féverole, luzerne…) riches en Oméga-3. Résultat : les aliments qui en découlent (lait, œufs, charcuterie…) présentent une teneur en Oméga-3 plus élevée. Ce fameux « bon » acide gras dont la population française semble manquer fortement (lire « Oméga-3, des acides gras prioritaires dans l’alimentation »). […]

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