Poissons, surpêche et consommation citoyenne

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poissons menacés

Les estimations les plus récentes de l’Ifremer mettent en garde sur la surpêche et la fragilité des stocks de poissons dans différentes régions marines. Le consommateur citoyen doit en tenir compte.

 

 

Il y a encore beaucoup de cas de surpêche sur divers stocks de poissons pêchés par les flottes françaises. Les dernières estimations de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) sur la santé des poissons autour de la France viennent d’être rendues publiques.

 

 

Intensité de la pêche

 

 

L’Ifremer estime que les navires de pêche français ont collecté 422 588 tonnes de poisson en 2017. Un chiffre obtenu en croisant de multiples données (déclarations des professionnels, inspecteurs, campagnes scientifiques). Cette intensité de pêche semble trop élevée pour la viabilité de différents « stocks » de poissons (par stock, on entend une variété de poisson dans une zone marine déterminée, Golfe de Gascogne, Golfe du Lion, etc…).

 

 

La moitié des stocks correctement exploités

 

 

Selon l’Ifremer, environ la moitié des stocks (48%) sont exploités de façon durable (l’espèce arrive à se reproduire sans décliner) mais 27 % sont surexploités, tandis qu’il existe une incertitude sur 25 %, non évalués. La situation est très préoccupante en Méditerranée (seuls 6% des stocks seraient correctement exploités). Le bilan est plus correct en Manche et Mer du Nord (65% des stocks bien exploités).

 

Lire aussi : Les poissons que l’on peut manger

 

Hareng, maquereau, cabillaud

 

Quels sont les poissons menacés ? Le hareng et le maquereau de la Manche ne sont pas en grande forme. Le cabillaud et le bar sont trop pêchés en Manche et Mer du Nord. De même pour les sardines et les maquereaux du Golfe de Gascogne.

 

 

Sole, merlu, anchois

 

 

D’autres stocks se portent bien. Dans le Golfe de Gascogne, la sole, le merlu, la baudroie (lotte), les anchois se portent bien. Les coquilles Saint-jacques sont de retour, et le thon rouge en Méditerranée a largement bénéficié de la cure de protection intense des dernières années.

 

Eric Allermoz

 

Sources : ifremer.fr

 

 

 

 

 

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