Des nanoparticules dans notre estomac

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Les nanoparticules, substances infiniment petites, se retrouvent désormais fréquemment dans de nombreux produits alimentaires, et donc dans notre organisme.

 

Les nanoparticules, un plat quotidien ? L’association UFC-Que Choisir a déposé une série de plaintes contre des industriels (cosmétiques, agro-alimentaires) qui « oublient » de mentionner la présence de ces substances sur les étiquettes. Les produits épinglés sont notamment les confiseries M&M’s, et deux produits cosmétiques, le dentifrice Aquafresh et un déodorant de la marque Sanex.

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Dioxyde de titane, de silicium, de fer…

 

 

L’usage des nanoparticules est plus fréquent que le consommateur ne l’imagine. Dioxyde de titane, dioxyde de silicium, dioxyde d’oxyde de fer et de zinc ou de noir de carbone… sont utilisés pour leurs différentes propriétés : stabilisant, émulsifiant, colorant, agent de blanchiment, aromatisant, antiagglomérant… Les industriels s’en servent notamment pour confectionner des gâteaux et biscuits (Napolitain de Lu, biscuits Delacre), des  confiseries….

 

 

Contraire à la règlementation

 

 

Les contrôles opérés par la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) montre que les industriels « oublient » très souvent de mentionner leur présence, ce qui est absolument contraire à la règlementation européenne.

 

 

Le franchissement de barrières biologiques

 

 

La fraude des industriels est problématique. Mais l’usage des nanoparticules même dûment mentionné sur l’étiquette l’est peut-être tout autant. Un grand flou scientifique enrobe la question des nanoparticules. La taille infiniment petite de ces particules rendrait possible le franchissement de certaines barrières biologiques.

 

Mais la question est complexe, liée à la forme des particules et d’autres caractéristiques. Certaines études n’incitent pas à l’optimisme. Telle celle réalisée par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) sur le dioxyde de titane, un additif alimentaire (E171). L’étude a mis en évidence l’accroissement de cellules précancéreuses sur des rats de laboratoire.

Lire : Le colorant E171 stimule des lésions précancéreuses

 

Dans l’ensemble, les pouvoirs publics ne sont pas très enthousiastes . L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommande de limiter l’exposition des consommateurs et de privilégier des produits « sûrs » dépourvus de nanomatériaux. Pas de quoi nous rassurer.

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JC Nathan

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