Les poissons qu’on peut manger

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poissons pêche durable

Quels poissons puis-je manger ? Dans quelle quantité ? Le consommateur citoyen, conscient du risque d’épuisement des ressources de la mer, se pose fréquemment cette question.

 

 

Les poissons ne sont pas éternels… Depuis le milieu du XX°siècle, la consommation de poissons (et donc les prélèvements dans les mers) a augmenté de façon exponentielle. Selon un rapport de la FAO publié en mai 2014, la consommation mondiale de poisson a doublé entre 1960 et 2012, passant de 10 à 19 kilos en moyenne par habitant et par an.

 

La production mondiale de poisson a atteint en 2016 le chiffre de 174 millions de tonnes. Les captures de poisson ont représenté 93 millions de tonnes. L’aquaculture représente presque autant, avec 81 millions de tonnes. Mais l’aquaculture, utilise aussi du poisson pour nourrir ses élevages, et pompe aussi sur les ressources marines.

 

Les conseils de Mr Goodfish

 

 

Le consommateur averti, désireux de ne pas aggraver la situation, souhaite choisir des poissons qui ne sont pas menacés. Diverses sources d’information peuvent le guider. Le site de Mr Goodfish (www.mrgoodfish.com) vous indique une sélection de poissons et de spécialités de la mer qui ne pose pas (trop) de problèmes.

 

 

La liste des poissons consommables

 

 

Pour la saison 2018 (mars à juin), vous pouvez selon ce site consommer de la dorade royale ou de la rose, des grondins, du hareng, du maquereau, du merlan, du bar d’élevage, du barbue (façade maritime Méditerranée), du mulet, de la plie, du Saint-Pierre (sauvage), de la seiche, de la sole, du saumon  ou de la truite d’élevage, mais aussi des moules, des bulots, des coquilles saint-jacques, des crevettes sauvages « bouquet », des crevettes grises, etc…

 

Label de pêche durable

 

 

Autre solution, privilégiez des poissons certifié MSC (Marine Stewardship Council), un label qui garantit que les pêcheries ont respecté divers engagements en matière de pêche durable. L’écolabel bleu sur le paquet de poisson donne une sorte de label de consommation citoyenne.

 

Bloom ne croit pas en MSC

 

Toutes les ONG ne reconnaissent pas pour autant la validité des labels de pêche durable.. Une association comme Bloom ne croit pas en MSC qui favoriserait, selon elle, les grosses pêcheries. Bloom conseille plutôt de réduire sa consommation de poisson; de diversifier les poissons (au lieu de ne manger que du cabillaud, on peut choisir du merlu, tacaud, merlan bleu, anchois ou sardine); d’éviter de consommer les espèces dont la pêche ne peut pas être durable ou dont les stocks sont au plus bas : requins, espèces profondes – lingue bleue, sabre noir, grenadier de roche, hoki, empereur, sébaste.

 

JC Nathan

 

Sources : www.mrgoodfish.com

www.msc.org

www.bloomassociation.org

 

 

 

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