Consommation d’insectes : les autorités en veille

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consommation insectes

Les insectes, aliment du futur ? On voit fleurir sur le marché de plus en plus d’offres dynamiques, mais la règlementation traîne les pieds.

 

 

Une grande partie de la population mondiale se nourrit d’insectes. On estime que 2,5 milliards de personnes en Afrique et en Asie, en Amérique Latine principalement, consomment régulièrement des insectes.

 

 

Apport en protéines

 

 

Vu ses qualités nutritionnelles (en particulier leur apport en protéines, 50 à 75% de protéines sur la matière sèche) et ses qualités environnementales (l’élevage d’insectes a peu d’incidences sur l’environnement), l’entomophagie (consommation d’insectes) semble constituer une voie d’avenir pour la planète.

 

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Des avis réservés

 

 

En France et en Europe, cette consommation reste marginale malgré de multiples offres très branchées. Il y a bien sûr les réticences naturelles du consommateur occidental ayant aucune tradition en la matière. Mais il y a aussi un cadre général, notamment règlementaire, peu propice.  Les avis les plus récents des autorités sanitaires sont en effet très réservés. L’Anses dans son rapport de 2015 avait pointé une liste de risques potentiels à maîtriser pour autoriser la commercialisation d’aliments à base d’insectes d’élevage.

 

 

Liste des risques potentiels

 

 

Parmi les dangers potentiels, l’Anses cite des substances chimiques (venins, facteurs antinutritionnels, médicaments vétérinaires, etc.), des parties dures de l’insecte (dard, rostre, etc.), des allergènes communs à l’ensemble des arthropodes (acariens, crustacés, mollusques, etc.), des parasites, des virus, des bactéries et leurs toxines ou encore des champignons… Rien de très encourageant même si de telles listes peuvent être réalisées pour d’autres types de cultures ou d’élevages.

 

 

Conditions d’élevage encadrées

 

 

Ce que demande l’Anses, c’est que les conditions d’élevage et de production des insectes soient encadrées de façon spécifique afin de maîtriser les risques sanitaires.  Notamment, l’agence estime qu’il faut mieux connaître les spécificités de chaque famille d’insectes.  Le consommateur lambda sera probablement d’accord. En attendant, seuls les produits ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché sont en conformité avec la règlementation actuelle.

 

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JC Nathan

 

Sources : www.senat.fr

www.anses.fr

 

 

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