Les fraises se ramènent dès le printemps

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fraises printemps

L’un des marqueurs les plus sympathiques du printemps, ce sont les fraises qui déboulent sur les étals. L’une des premières à parader est la Gariguette. Cette fraise relativement récente et déjà très appréciée des consommateurs, apparaît début avril sur certains marchés. De couleur rouge vermillon, sa chair est juteuse et fondante, son goût sucré et acidulé. Sachez que l’odeur est un bon critère de choix : les plus odorantes seront les meilleures.

 

La Gariguette

 

 

Ciflorette, robe orangée

 

 

Pour certains la Gariguette est trop acidulée. Ils préfèreront la Ciflorette, robe orangée, forme ovoïde, chair fine et juteuse, très aromatique et peu acide. La venue des Ciflorettes est quasi concomitante à la Gariguette, à partir de mai, jusqu’en juillet. Certains cultivateurs estiment que c’est l’une des meilleures variétés.

 

Parmi les autres fraises précoces, la Cigaline, une déclinaison de la Gariguette, acquiert une notoriété croissante. Fruit brillant, robe orangée, goût très attrayant (note de fruits des bois, selon certains gourmets), bon équilibre sucré – acidulé…. Plus tard, viendront les remontantes. L’incontournable Charlotte, en forme de coeur qui a tendance à remplacer la Mara des Bois. Parfum puissant, arômes boisés, elle est  présente de juin jusqu’aux premières gelées en octobre.

La Cigaline

 

Mais ces fraises sont des vedettes, et vous pouvez aussi, au gré des étals et des marchés parcourus, goûter des variétés moins courantes. La Cireine (qui remplace désormais Elvira et Elsanta), couleur vermillon à rouge vif, fruits brillants; la Cléry, rouge carmin, de taille plus imposante, la Darselct, également de grosse taille, ferme; la Sengana, une fraise plutôt à cuisiner, en sorbet, confiture et compotée. Et encore dans les remontantes, la Capella; la Cijosée, la Cirafine et la Cirano, toutes parentes de la Mara des Bois

 

 

Cueillies le matin, consommées aussitôt

 

 

Avec l’aide technique et scientifique du Centre interrégional de recherche et d’expérimentation de la fraise (Ciref), des producteurs du sud-ouest relancent des variétés anciennes moins classiques, aux noms insolites : belrubi, apricot, sans rivale, belle de mai, versaillaise, blanche ananas, madame moutot, golden alpine, fraumis schindler…

Pourquoi ne trouve-t-on pas davantage ces belles oubliées ? Souvent en raison de leur grande fragilité. « Cueillies le matin, elles doivent être consommées au maximum dans les deux jours. », explique Jérôme Chabanis de l’organisation Paysans de Rougeline, regroupement de producteurs du Lot-et-Garonne, le premier département producteur de fraises en France (12 000 tonnes).

 

 

Les Espagnoles et les produits chimiques

 

 

Autant de possibilités, autant de solutions pour boycotter les fameuses fraises espagnoles, en particulier la camarosa, produite à l’échelle industrielle en Espagne. Ces fraises bradées à 2 euros le kilo à Rungis inondent le marché français (350 000 tonnes par an, près de huit fois la production française), et l’on oublie trop vite qu’elles ont été le plus souvent cultivées avec de dangereux insecticides tel l’endosulfan, un insecticide organochloré dangereux pour l’environnement et l’homme, ou d’autres substances chimiques particulièrement nocives.

 

 

JC Nathan

www.ciref.fr

http://www.sudouest.fr

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