S’alimenter quand il fait froid

0
65

alimentation et froidQuand il fait froid, on a tendance à s’alimenter plus richement, avec des aliments plus gras et plus sucrés. Or, rien ne justifie ce surcroît de calories.

 

Quand le froid sévit, nous nous tournons instinctivement vers une alimentation plus calorique, faite de produits plus gras et plus sucrés. Sauf à vivre au-delà du cercle polaire ou pratiquer une activité de bûcheron, cette attitude n’a aucun fondement rationnel.

 

Réponses thermorégulatrices

 

Lorsque la température extérieure est basse, l’organisme (via l’hypotalamus) se mobilise pour maintenir la température du corps à 37°. Suite aux signaux envoyés par le système nerveux, notre cerveau déclenche un neurotransmetteur, la noradrénaline, qui génère diverses réponses thermorégulatrices : les frissons (la contraction des muscles va générer de la chaleur), la contraction des vaisseaux sanguins (vasoconstriction cutanée) pour limiter la perte de chaleur à la surface du corps, l’augmentation du rythme cardiaque, la thermogénèse.

 

La thermogénèse et les adipocytes

 

La thermogénèse, ou production de chaleur par le corps, est réalisée par une famille de cellules graisseuses, les adipocytes bruns (des gras distincts des adipocytes blancs ou poches de graisse visibles sur le corps) qui transforment les réserves de gras en chaleur. On parle d’augmentation du métabolisme énergétique.

 

Pas besoin de supplémentation

 

L’ensemble de ces réactions permet à l’organisme de maintenir sa température. L’existence de « réserves » énergétiques fait qu’il n’y a pas besoin de « supplémentation » en calories, et donc pas besoin d’une alimentation enrichie. Les nutritionnistes recommandent simplement une alimentation équilibrée en protéines, en lipides, en glucides, et riche en nutriments (vitamines, minéraux…), afin de renforcer les défenses immunitaires.

Il faut aussi veiller à bien boire. L’eau entre à 60% dans la composition de nos cellules et aide à réguler la température du corps en retenant la chaleur. Enfin, on peut bien entendu jouer sur le « ressenti » en consommant des aliments chauds, comme les soupes, qui suscitent une sensation de chaleur.

 

Aurélie Laroche

 

Sources : www.futurasciences.com

www.lemonde.fr

Photo : http://rdaq.banq.qc.ca

RDAQ (Le réseau de diffusion des archives du Québec)

AUCUN COMMENTAIRE