Le sel, facteur de risque d’accident vasculaire cérébral

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selUne consommation excessive de sel constitue un facteur d’accident vasculaire cérébral (AVC), et de risques cardio-vasculaires.

 

Dans les années 1990, diverses études ont mis en évidence que les populations consommant beaucoup de sel avaient une mortalité par accident vasculaire cérébral (AVC) plus élevée que les autres. C’est le cas au Japon ou aux Etats-Unis où la consommation varie entre 6 et 12 g par jour. En France, on estime la consommation moyenne à 8 g par jour (une cuillère à café et demi de sel), ce qui est beaucoup trop. L’OMS fixe la norme de sécurité à 5 g par jour (lire sur ce site : Une consommation de sel encore trop excessive).

 

130 000 Français touchés par an

 

Difficile de ne pas prendre au sérieux le risque d’AVC. Les AVC sont la troisième cause de mortalité en France, après le cancer et les maladies cardio-vasculaires. 130 000 Français sont touchés chaque année, dont les trois-quarts vont garder des séquelles durables après l’accident. En Europe, 1,4 millions de personnes sont victimes d’un AVC chaque année, 12 millions sont touchées dans le monde.

 

 

Infarctus cérébral

 

Il y deux types d’AVC, l’AVC ischémique et l’AVC hémorragique (hémorragie intracérébrale par suite de la rupture d’un vaisseau sanguin). Plus de 80% des AVC sont des accidents vasculaires cérébraux ischémiques : le cerveau n’est plus irrigué, du fait de l’obstruction d’une artère par un caillot. On parle d’infarctus cérébral.

 

Ces AVC sont favorisés par divers facteurs (obésité, tabagisme, diabète,  mauvaises habitudes alimentaires…). Mais l’un des grands facteurs de risque est l’hypertension artérielle – il y a hypertension lorsque le couple pression systolique / pression diastolique est supérieur à 14/9), hypertension favorisée par la consommation excessive de sel.

 

Produits alimentaires transformés

 

Si les pouvoirs publics engageaient une vraie politique de prévention, ils devraient inciter très nettement les consommateurs à réduire la consommation de sel, et les fabricants de produits alimentaires industriels à baisser la teneur en sel des aliments. Le  sel surajouté dans l’assiette ne représente en fait qu’une faible proportion du sel absorbé chaque jour, la majeure partie provenant des aliments préparés, de la charcuterie, du pain ….

 

En outre, des campagnes devraient être menées pour limiter l’apport en sel des enfants, apport qui conditionnerait selon certains scientifiques les risques d’AVC et d’accidents cardio-vasculaires à l’âge adulte.

 

 

Aurélie Laroche

 

 

« Sel et accident vasculaire cérébral »www.medicalforum.ch

 

http://sante-medecine.commentcamarche.net

 

« Nous mangeons trop de sel » Dr François-André Allaert. http://www.dijon-sante.fr

 

 

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