Mangez du beurre

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matière grasse beurre

matière grasse beurre

Mangez du beurre. C’est le titre du Time Magazine du 23 juin 2014. Une provocation qui interroge à l’heure de la traque aux calories. Selon le magazine, les scientifiques ont eu tort de faire du gras un ennemi.

 

Mangez du beurre, titre la prestigieuse revue américaine, Time Magazine. De quoi remonter le moral des éleveurs et des groupements d’intérêt des produits laitiers en France. Et semer le doute chez les habitués de la margarine.

 

Cholestérol et obésité

 

Tout au long des années 1980-2000, le beurre a été l’objet de vives critiques, cette source de calories et de matière grasse étant accusée de favoriser le cholestérol et différentes maladies cardio-vasculaires, et de façon plus générale le surpoids et l’obésité. Les margarines et autres produits de substitution à base de graisses végétales ont connu leur heure de gloire.

 

Besoin quotidien de lipides

 

Depuis quelques années, il a  fallu  nuancer cette vision sommaire. Les spécialistes de la nutrition ont souligné l’importance d’un apport quotidien suffisant en matière grasses (lipides). L’Anses, l’agence publique française de la sécurité sanitaire a remonté la part des lipides dans les apports énergétiques totaux, de 35-40% contre 33% auparavant.

 

Source d’énergie et constituants des cellules

 

Les lipides sont une source d’énergie (triglycérides présents dans les tissus adipeux). Les acides gras des lipides sont des constituants des membranes cellulaires, et jouent un rôle dans la régulation de diverses mécanismes (agrégation plaquettaire, inflammation, vasoconstriction, etc.).

 

Acides gras saturés et acides gras insaturés

 

Le beurre a été diabolisé car il contient pour plus de la moitié (60%) des acides gras saturés et des acides gras insaturés pour 35 à 40%. Des acides gras saturés (acides laurique, myristique et palmitique) en excès sont source d’athérosclérose (obstruction des artères) et de conséquences cardio-vasculaires néfastes.

Selon l’Anses, les acides gras saturés ne doivent pas représenter plus de 12% de nos apports énergétiques totaux. On leur oppose les « gentils » acides gras insaturés, en particulier les polyinsaturés (oméga 6, oméga 3) classés acides gras essentiels, c’est-à-dire indispensables au fonctionnement du métabolisme. (Lire Oléagineux : combattre le cholestérol avec de bons acides gras)

 

Des bons gras

 

La question « beurre ou pas beurre » est compliquée car certains acides gras du beurre sont considérés comme bénéfiques et nécessaires. Par exemple, un acide gras saturé comme l’acide butyrique, supposé avoir des effets protecteurs vis-à-vis de certains cancers, comme le colon. Ou encore un acide gras insaturé très en vogue, l’acide linoléique conjugué (ALC) qu’on pare de multiples vertus : anti-cancer,antioxydant, prévention de problèmes cardio-vasculaires, etc. Le beurre, à doses maîtrisées, pourrait donc bien être un excellent aliment.

 

JC Nathan

 

Sources : www.anses.fr

www.passeportsante.net/fr

time.com

cerin

Photo : www.aoc-creme-beurre-bresse.fr

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