Paléo, le premier régime de l’Homme

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Paléolithique

Paléolithique

Le régime paléo prône de revenir à l’alimentation des hommes au cours de la Préhistoire. Centrée sur les végétaux, les fruits, les protéines d’origine animale (poissons, gibier…), ce régime constituerait une alimentation « naturelle » correspondant au profil génétique de notre espèce.

 

 

Chasseurs-cueilleurs : pas de pain, pas de lait

 

 

En 1985, dans un article devenu célèbre intitulé Paleolithic Nutrition, un radiologiste et anthropologue médical, le Dr Eaton défend une thèse audacieuse : ce sont nos gènes qui déterminent notre alimentation. L’alimentation de nos ancêtres, chasseurs-cueilleurs, il y a 50 à 100 000 ans, serait idéale et nous préserverait des maladies dégénératives. Avant de se sédentariser, l’Homme ne mangeait pas de produits céréaliers et laitiers.

 

 

Exit les laitages, céréales, sucre, produits raffinés, légumineuses

 

 

On doit donc supprimer les laitages, et tous les produits à base de céréales, dont le pain. On fait une croix sur tous les produits sucrés, raffinés, déjà préparés (biscuits, conserves…) ainsi que sur les légumineuses. Pour ce qui est des viandes, il faut privilégier les volailles, le gibier, les œufs, les poissons, les fruits de mer (éliminer les viandes grasses).

 

Certaines espèces de légumes ou de fruits, découvertes récemment ou trop modifiées, sont proscrites, comme la pomme de terre, contenant trop d’amidon. Globalement, la part de glucides diminue fortement dans la ration alimentaire, passant d’une moyenne de 50-60% de glucides à environ 25-40%.

 

 

Un « régime » éloignant les maladies

 

A la différence des autres régimes, le « paléo » n’a pas pour objectif premier d’entraîner une perte de poids. Il vise à rétablir une alimentation saine avec à la clef, selon ses promoteurs, d’importants bénéfices pour la santé : réduction des problèmes cardio-vasculaires (moins de viandes grasses, moins de cholestérol), ou encore prévention des maladies dégénératives (myopathie, Alzheimer, sclérose en plaques…). L’apport de fibres des fruits et légumes est favorable au transit intestinal.

 

 

Un équilibre acides-basiques

 

 

Le fait de manger beaucoup de fruits et légumes va accroître la dose de potassium absorbée et participer à l’équilibre entre l’alimentation acide et celle basique (aliments alcalinisants), ce qui réduira les risques de diverses affections (asthme, ostéoporose, hypertension…).

 

 

Faible diversité

 

 

Même s’il permet de parvenir à un équilibre alimentaire, le régime paléo réduit grandement la diversité des choix alimentaires et des sources nutritives : une application stricte du régime élimine nombre de plats courants, d’accompagnements, de sauces, la plupart des desserts… Problème, selon certains diététiciens, le régime introduit un déséquilibre entre fibres insolubles – celles de fruits et légumes – et fibres solubles – celles des légumineuses et céréales, ce qui peut avoir des conséquences sur la flore intestinale..

 

Mais l’écueil majeur, c’est le risque de monotonie des repas d’Homo Sapiens. Pour diminuer l’effet de lassitude, des nutritionnistes pragmatiques recommandent de s’accorder deux à trois repas dans la semaine comportant des aliments « interdits ».

 

 

Hortense Allain-Launay

 

Sources :

www.passeportsante.net.fr

www.lanutrition.fr

 

 

 

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