Les perturbateurs endocriniens sont partout

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Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques qui interfèrent sur notre système hormonal (hypophyse, thyroïde, glandes surrénales…) seraient présents dans quelques 143 000 produits chimiques. A la clef, de forts soupçons de responsabilités dans des maladies graves (cancers hormono-dépendants, sein, ovaires, testicules, malformations génitales, stérilité…). L’enquête publiée par Que Choisir (mai 2017) tire la sonnette d’alarme et dénonce l’attentisme de la Commission européenne qui planche sur la question depuis huit ans, sans résultats concrets.

 

Bisphénol A et phtalates

 

Compte tenu de la relative nouveauté de ce dossier, les experts n’ont pas réussi à définir et à lister ces substances. Les plus connus d’entre eux, le bisphénol A et les phtalates ont bien été identifiés et interdits dans certains pays, dont la France. Mais, dans l’ensemble, personne n’arrive à se mettre d’accord sur les liens entre substances chimiques et santé humaine. D’où l’absence de règlementation globale au niveau européen.

 

 

Les plus vulnérables, les bébés, les femmes enceintes

 

 

En attendant, l’exposition aux perturbateurs endocriniens continue de façon silencieuse, mais non sans dommages pour les populations, en particulier les plus vulnérables (bébés, enfants, adolescents, femmes enceintes).  De nombreuses sources d’exposition existent : jouets, objets en plastique de type PVC, composants de meubles type « retardateur de flammes », cosmétiques…

 

 

Plastique dur et chewing-gums

 

L’alimentation est l’une des sources importantes. Les emballages en plastique dur, en particulier le polycarbonate, contenant du bisphénol A (qui continuent à circuler malgré l’interdiction à la vente), les emballages en carton ou papier, les chewing-gums contenant du BHA (E320) et du BHT (E321), les fruits et légumes contaminés aux pesticides

 

JC Nathan

 

Source : Que choisir n° 558 mai 2017

www.quechoisir.org

Photo :SOSinf.org

 

 

 

 

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