Le régime crétois versus un trésor génétique

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regime mediterraneen

Le régime crétois, également popularisé sous le terme célèbre de régime méditerranéen, aurait-il été survendu ?

 

 

Selon la doxa, ce mode alimentaire traditionnel des pays méditerranéens, fondé sur la consommation de fruits, légumes, huile d’olive, céréales, poisson, un peu de vin, peu de viande et de produits laitiers, protègerait la population des maladies cardiovasculaires. Lire Régime méditerraneen, la recherche continue

 

 

Des villageois souffrant de surpoids et d’hypertension

 

 

Une étude publiée par un centre de recherches britannique (le Wellcome Trust Sanger Institute, centre de recherche génomique de Cambridge) écorne un peu le mythe. Selon les chercheurs britanniques, si les populations crétoises sont moins atteintes par les accidents cardiaques et par les pathologies cardiovasculaires, ce n’est pas parce qu’ils mangent des fruits et légume, et de l’huile d’olive.

 

Leur enquête menée dans les montagnes crétoises, en particulier dans le village de Mylopotamos,  montre un tableau très différent du régime crétois, avec des villageois consommant beaucoup de graisses animales et de sucres, souffrant de surpoids et d’obésité, d’hypertension et d’hyperlipidémie (excès de lipides dans le sang).

 

Des raretés génétiques

 

Malgré un comportement alimentaire peu vertueux, ces crétois vieillissent correctement et ne souffrent pas de surmortalité. Les chercheurs ont donc analysé le génome (carte d’identité génétique) de 250 personnes.  Ils ont découvert de véritables raretés génétiques, avec des variants génétiques (formes variables des gènes) jouant un rôle crucial dans le bilan lipidique sanguin.

 

Un tiers de la mortalité mondiale

 

« Nous avons découvert une variante génétique médicalement pertinente pour les traits liés aux maladies cardiovasculaires, la cause la plus fréquente de décès dans le monde », annonce Eleftheria Zeggini du Wellcome Trust Sanger Institute. Selon l’OMS, le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires est de 17,5 millions, presque un tiers (31%) de la mortalité mondiale totale.

 

Katrina Lamarthe

 

Sources : www.sciencesetavenir.fr

www.who.int

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