Régime méditerranéen : la recherche continue

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régime méditerranéen effets protecteurs

régime méditerranéen effets protecteursLe régime méditerranéen, avec ses fameux effets protecteurs des accidents cardio-vasculaires, continue de susciter des recherches scientifiques et beaucoup de curiosité.

 

Le régime méditerranéen, illustre pour ses effets bénéfiques sur le plan cardio-vasculaire, n’en finit pas de questionner chercheurs et spécialistes de la nutrition. Encore appelé régime crétois ou diète méditerranéenne, ce mode alimentaire typique du début du XX° siècle, décliné de diverses manières dans les pays du pourtour méditerranéen, est défini ainsi  : fruits, légumes, huile d’olive, céréales, poisson (en quantité modérée), un peu de vin (mais pas beaucoup d’alcool), et relativement peu de viande et de produits laitiers.

 

Moins de risques que dans les pays du Nord

 

Plusieurs études ont montré que les populations dont le régime s’apparente à ce modèle, typiquement certaines régions de Grèce, de France, ou d’Italie, étaient beaucoup moins sujettes aux risques d’accidents cardio-vasculaires, que les populations du « nord » (Etats-Unis, pays nordiques…). Lire sur ce site, Diète méditerranéenne : de nouvelles preuves de bienfaits.

 

Le gras, facteur de risques, et les bons gras

 

De la même façon qu’il y a un « french  paradox », il y a un Mediterranean paradox » : comment des régimes assez riches en graisses (pensons à certaines spécialités grecques ou libanaises) peuvent-ils être bénéfiques sur le plan cardiovasculaire ? Le gras est en principe un facteur de risque de mauvaise santé. L’hypercholestérolémie et l’obésité sont deux des facteurs principaux des accidents vasculaires (infarctus, AVC…) qui comptent parmi les premières causes de décès dans les pays avancés. Mais il faut distinguer bons et mauvais gras.

 

Les bons oméga 3

 

Divers travaux dont l’Etude de Lyon (Lyon Diet Heart Study) menée en 1994 chez des patients cardiaques avérés, ont mis en lumière l’importance des bonnes graisses, tout spécialement les acides gras insaturés oméga 3, dénommés scientifiquement acide alpha-linolénique (ALA).

 

Huile d’olive, très équilibrée

 

L’huile d’olive – caractéristique forte du régime méditerranéen – n’est pas spécialement riche en oméga 3 (des huiles plus spécifiques, comme l’huile de chanvre ou l’huile de colza sont mieux dotées). Mais c’est une huile très équilibrée. Elle est faiblement pourvue en oméga 6, ce qui est très bien, car les gras mono-insaturés sont consommés en excès dans l’alimentation moderne. Elle est riche en acide oléique, gras qui serait bénéfique quand il est d’origine végétale (mais pas quand il provient de la viande ).

 

Végétale et diversifiée

 

Selon certaines recherches, en particulier celle du Dr Lorgeril qui publie un nouveau livre à ce sujet ( 1), l’effet protecteur du régime méditerranéen tiendrait justement à un équilibre des nutriments et à  la diversité des aliments : la place importante du blé (pain, couscous, pâtes….), de fruits et de légumes, d’antioxydants (polyphénols..), la prépondérance de l’aliment végétal sur l’aliment animal.

 

La diète méditerranéenne serait l’opposé exact d’une sorte de régime occidental débridé, riche en gras saturés, mauvaises huiles (huile de palme, beurre de cacao…, graisses animales, acides gras trans issus de graisses hydrogénées (biscuits, « céréales » du petit déjeuner…), laissant une part mineure aux aliments naturels non transformés et aux végétaux.

 

Aurélie Laroche

 

Sources : http://michel.delorgeril.info

(1) Le nouveau régime méditerranéen. Pour protéger sa santé et la planète
Dr Michel de Lorgeril. Editions Terre Vivante. Janvier 2015.

 

 

 

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