Guy Martin cuisine avec SOS Villages d’enfants

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De nombreux chefs s’engagent dans des causes humanitaires. Dernier exemple en date, Guy Martin, l’étoilé du restaurant parisien Le Grand Véfour. Le chef animera des ateliers du goût aux côtés de l’association SOS Villages d’enfants.

 

A partir du 31 mai, vous entamez une tournée avec SOS Villages d’Enfants. De quoi s’agit-il ?

 

Jusqu’en octobre prochain, nous animerons des « ateliers du goût » pour les éducatrices (« les mères SOS ») qui vivent dans des maisons familiales avec les fratries d’enfants accueillies par l’association. Ensemble, nous allons apprendre des recettes simples, composer des menus qui plairont à toute la famille. Je partagerai des astuces pour faire apprécier par les enfants toutes sortes de légumes. Des conseils de cuisine aussi, par exemple pour bien rôtir une viande, ou des conseils pour lutter contre le gaspillage alimentaire, etc.

 

Quel est l’ambition de ces ateliers culinaires ?  

 

Le but est d’accompagner les mères SOS et les enfants vers une alimentation saine, équilibrée, mais surtout de redonner le plaisir de manger. Le rapport à l’alimentation est aussi psychologique. Les enfants ayant subi des traumatismes présentent souvent des troubles alimentaires.

 

Quels messages prioritaires porterez-vous lors des ateliers ?

 

J’insisterai sur la nécessité de partager des moments ludiques et privilégiés. Les enfants doivent participer à la préparation du repas. Casser des œufs, assaisonner un plat, malaxer une pâte à tarte. Le repas s’inscrit ensuite dans cette dynamique de plaisir, de partage.
Autre message fort, le choix de produits locaux, de saison, et privilégier si possible une cuisine du marché.

 

Pour quelles raisons participez-vous à cette tournée ?

 

Depuis plus de 25 ans, je partage ma passion de la cuisine avec des enfants. Dans mon restaurant chaque week-end avec des ateliers ludiques, ou directement dans les écoles.
Le goût et le plaisir de manger s’apprennent dès l’enfance.

 

 

De plus en plus de chefs s’engagent pour des causes humanitaires (Le Récho, Refugee Food Festival, la Soupe des Chefs, etc.). Pour quelles raisons, selon vous ?

Des chefs s’engageaient aussi par le passé, mais leurs actions étaient moins médiatisées.
La cuisine a toujours été synonyme d’espoir. Le métier de chef fait rêver, il est un peu magique. Préparer un repas, puis le partager, sont des moments conviviaux, une parenthèse chaleureuse. Particulièrement en France. Si notre passion peut aider ceux qui rencontrent des difficultés, il ne faut pas hésiter une seconde à s’engager.

 

Eric Allermoz

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