Volailles de fêtes : conseils et astuces

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volailleDinde, chapon, pintade, poularde, oie… Choisir sa  volaille et réussir sa cuisson pour ne pas gâcher la fête.

 

Tous les chefs le recommandent : privilégiez la qualité à la quantité. Mieux vaut cuisiner un ou deux poulets fermiers élevés en plein air, Label rouge ou d’Agriculture biologique. Leur chair sera plus tendre et plus goûteuse qu’une volaille dite de fête mais provenant de l’élevage industriel (Lire Choisir une dinde bien élevée). Sachez qu’un poulet fermier au vin jaune et aux morilles n’a rien à envier à une dinde farcie de qualité moyenne !

 

Chapon, poularde, oie… 

 

Le chapon est un poulet mâle castré. Il pèse environ 3 kg et convient par conséquent pour 8 personnes environ. Sa chair savoureuse en fait une volaille d’exception, souvent très chère. La poularde, de la même façon, est une poule dont les ovaires ont été retirés, qui pèse environ 2,5 kg (6 convives environ). Poularde et chapon sont plus gros qu’un poulet classique, mais également plus gras. Leur chair est très tendre, à la saveur fine et subtile.

 

C’est l’oie qui offre le plus à manger : prête à cuire, elle pèse 3 à 3,5 kg et peut rassasier 10 personnes. Certains considèrent que sa chair est plus sèche que celle du chapon. Son goût doux convient à tous mais sa taille nécessite souvent une très grande casserole ou un grand four pour la cuire à la broche.

 

La dinde, volaille festive par excellence, peut nourrir jusqu’à 8 personnes. Sa chair, moins noble que celle du chapon mais également moins grasse, est sublimée par des recettes sucré-salées. La pintade est meilleure quand elle est petite et jeune (1 kg environ). Sa chair parfumée et à la couleur prononcée se situe à mi-chemin entre la volaille et le gibier. On trouve aussi des chapons de pintade, plus gros et tendres. Un vrai luxe !

 

Chez le boucher

 

Chez un bon artisan, vous pouvez demander à voir les pattes du chapon (elles doivent être légèrement bleutées) ou sa tête, qui ne doit pas présenter de crête, signe des vrais chapons. Toutes les volailles doivent avoir la peau très lisse et la chair tendre, de couleur uniforme. Demandez une volaille « prête à cuire », avec les abats (foie, gésiers, et éventuellement tête et cou). Même si vous ne les appréciez pas, il y a souvent au moins un amateur parmi les convives, et ils apportent une saveur vraiment plus prononcée aux farces, bouillons, et garnitures. Pour une cuisson en sauce, demandez à ce que l’on vous découpe la volaille, cela allègera votre tâche.

 

Préparatifs avant la cuisson

 

A la broche ou au four, le danger c’est que la « bête » se dessèche. Beaucoup de recettes conseillent de faire pocher l’oie ou la dinde dans de l’eau bouillante (ou mieux, du bouillon) pendant 15 à 30 min, avant de procéder à la cuisson. Mieux encore, emballez-la avec des aromates et laissez-la reposer une nuit entière après l’avoir faite pocher, pour que les chairs s’attendrissent.

 

Arrosage

 

Pendant la cuisson au four, un arrosage très fréquent de la bête, avec son propre jus de cuisson, est idéal. N’oubliez pas d’ajouter un petit verre d’eau dans le fond du plat, pour pouvoir arroser la volaille dès le début de la cuisson, et conserver une atmosphère humide dans le four. Badigeonnez la peau de beurre fondu, et des herbes et aromates de votre choix, pour qu’elle dore et colore bien pendant la cuisson, tout en « nourrissant » la chair. 
Au four, ne cuisez pas la volaille sur la poitrine : préférez une cuisson sur une aile, puis retournez la bête sur l’autre aile à la moitié de la cuisson. Pour vérifier la cuisson, c’est entre la cuisse et la poitrine qu’il faut regarder : si la chair est encore rosée, poursuivez la cuisson. Lire Recette de la Dinde de mère Noël

 

En sauce, faites dorer

 

Pour un plat en sauce, faites revenir tous les morceaux dans la cocotte à feu vif pour les dorer de toutes parts, avant d’ajouter la garniture aromatique et la sauce ou le bouillon. Laissez mijoter doucement et à feu doux. Au préalable, roulez les gésiers et foie dans la farine, qui les protègera de la chaleur trop vive et apportera un surplus de saveur.

 

Hortense Allain-Launay

 

Photo : www.rotisserievolaillesettradition.fr

 

 

 

 

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