Bière aux pesticides

0
240
biere pesticides

La bière, comme tous les produits à base de céréales, contient des traces de pesticides dont du glyphosate. Une nouvelle enquête de 60 millions de consommateurs rappelle les faits.

 

 

Une bonne chope de bière aux pesticides ? En plein été, la lecture de la revue 60 millions de consommateurs dans son numéro des mois de juillet-août pourrait gâcher le plaisir des amateurs de bière. Le magazine a testé 45 références de bières (39  blondes et six blanches) et recherché 248 résidus différents.

 

 

Origine végétale, source de contaminations

 

 

Elaborée à partir de la fermentation de céréales (orge) et de plantes (houblon), la bière est un produit d’origine végétale qui n’est pas à l’abri d’éventuelles  contaminations de pesticides. Les tests ont révélé ce que l’on pouvait subodorer : la grande majorité des références testées (34 bières sur les 45) ont révélé la présence de produits pesticides.

 

 

Du glyphosate à doses élevées

 

 

Une majorité des bières (25 sur 45) contenaient du glyphosate, la molécule du Round-up. La teneur de l’herbicide identifié dans les bières est très significative (en moyenne 1,93 microgramme par litre)  sachant que la teneur autorisée dans l’eau est seulement de 0,1 microgramme par litre.

 

 

Multiplication des sources de contamination

 

 

Enquête après enquête, on découvre ainsi l’omniprésence de pesticides dans les aliments et les boissons que nous consommons. Pris séparément, chaque produit semble afficher une teneur en contaminants peu dangereuse, mais la multiplication des sources de contamination a de quoi inquiéter. Un ouvrage récent (Le goût des pesticides dans le vin, publié chez Actes Sud), co-écrit par le scientifique, Gilles-Eric Séralini, et Jérôme Douzelet, chef cuisinier à Barjac (Gard) rappelait que le vin lui non plus, n’est pas exempt de contaminations chimiques.

 

Le thé, la bière, le vin… les boissons sont porteuses de substances chimiques indésirables. Il manque encore des études plus complètes sur l’exposition globale via l’ensemble des produits alimentaires consommés en permanence sur de longues périodes. Elles risquent d’être alarmistes.

 

Katrina Lamarthe

 

Source : www.linfo.re

AUCUN COMMENTAIRE