Encore plus de pesticides

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Les agriculteurs s’avèrent incapables de réduire leur recours aux pesticides (insecticides, herbicides, fongicides…). Les chiffres 2018 révèlent une hausse importante des ventes de produits pesticides.

 

Le nombre d’exploitations agricoles en bio  ne cesse de s’accroître (+13% en 2018) mais les ventes de produits de traitement chimiques ont fortement augmenté : l’indice  de l’intensité du recours à ces produits a bondi de + 24% par rapport à 2017. Tous les objectifs de réduction des traitements chimiques prévus par les plans environnementaux Ecophyto I (2015) et Ecophyto II (2019) qui anticipaient une baisse de 25% dès 2020 et une réduction globale de 50% d’ici à 2025 sont devenus inatteignables.

 

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Anticipation des taxes

 

 

Le gouvernement via les ministères concernés (santé, recherche, agriculture et environnement) y voit une question technique : une anticipation d’achats de produits pour devancer de nouvelles redevances sur les produits polluants. L’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) qui regroupe les grandes firmes productrices de produits phytosanitaires estime que ces chiffres sont surestimés.

 

Lire : Les pesticides

 

 

De nouveaux produits encore plus puissants et polluants

 

 

Quoiqu’il en soit, il est difficile de ne pas être inquiet. On voit bien qu’il n’y a pas de changement de méthodes de l’agriculture (certes, un défi de taille) et donc pas de moindre recours aux produits chimiques. En outre, on mesure mal la portée exacte de ce qui est disséminé sur les cultures et dans l’environnement, tant les nouvelles générations de molécules utilisées sont concentrées.

 

Certains produits sont des centaines de milliers de fois plus actifs que leurs aînés organochlorés. C’est le cas des insecticides néonicotinoïdes, des molécules apparentées à la nicotine qui se fixent sur les récepteurs neuronaux des insectes. Ces bombes chimiques sont efficaces à des concentrations infimes : nanogramme (milliardième de gramme) par kilo, voire du picogramme (millième de milliardième de gramme) par kilo.

Dès lors, comment croire aujourd’hui que l’impact de la chimie sur l’environnement ait baissé ces dernières années.

 

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Katrina Lamarthe

 

Sources : lemonde.fr

sciencesetavenir

 

 

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