Moins de viande, moins de réchauffement climatique

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prairies elevage

Il faut consommer moins de viande pour élever moins d’animaux et convertir des terres en forêts. C’est la thèse défendue par des scientifiques et des partisans du végétarisme.

 

 

Consommons moins de viande pour lutter contre le réchauffement. Telle est l’une des propositions de scientifiques misant sur le potentiel de capture des puits de carbone.  L’élevage mondial serait à l’origine de 15% des gaz à effet de serre, soit plus que les transports, a estimé la FAO. Réduire l’importance de l’élevage dans le monde aurait de multiples incidences positives pour l’environnement, notamment celle de déployer de nouveaux pièges à carbone.

 

Lire : Alerte au méthane des vaches

 

 

40 milions de km2 de prairies

 

 

Actuellement, on estime que 40 millions de km2 de terres sont dévolus aux pâturages et aux champs pour l’élevage. Cela représente quatre fois les cultures dédiées à l’alimentation végétale.  Les défenseurs de l’élevage en font un atout positif  :  ces prairies, via l’effet de photosynthèse, pompent le dioxyde de carbone de l’air (CO2). Le carbone s’accumule dans les végétaux, puis dans le sol sous forme de matière organique. On estime que le sol des prairies stocke sous les climats continentaux en moyenne 760 kg par hectare et par an.

 

 

30% du carbone du sol capturés

 

 

A l’échelle mondiale, ces prairies stockent 30% du carbone du sol du monde. Mais les avocats de l’élevage et de la viande sont obligés d’avouer que cela ne compense que 30% des émissions de gaz à effet de serre de l’élevage herbivore. Selon les adversaires de l’élevage, il serait bien plus rentable pour l’environnement de convertir  en forêts une partie des surfaces accaparées par l’élevage.

 

 

Des puits de carbone

 

 

Les espaces forestiers constitueraient des puits de carbone trois à quatre fois plus efficaces que les prairies. Dans une étude parue dans Nature Sustainability, des chercheurs ont tenté d’étudier divers scénarios d’ici à 2050 d’impact de l’alimentation sur le climat.

 

Scénario « aucun changement », on continue à consommer autant de viande. Il va falloir augmenter encore la surface des pâturages. On aurait l’équivalent de 86 milliards de tonnes de CO2 relâchés dans l’atmosphère.

Scénario « coup de frein sur la viande ». Nous réduisons fortement (70%) notre consommation de viande (préconisation du rapport Commission EAT-Lancet). Cela peut permettre de stocker l’équivalent de 467 milliards de tonnes de CO2. Un chiffre énorme qui représente l’ensemble des émissions liées à l’utilisation des énergies fossiles ces 13 dernières années.

 

Tournant vers le végétarisme

 

Scénario « gros tournant vers le végétarisme » et les cultures végétales.  On pourrait tendre vers de formidables surfaces  « puits de carbone ». Ce scénario peu plausible laisse pourtant rêveur : il permettrait un stockage de l’équivalent de 772 milliards de tonnes de CO2, soit l’ensemble des émissions liées aux énergies fossiles depuis 1995.

 

JC Nathan

 

 

Source : Changer d’alimentation pour limiter le réchauffement climatique

Libération

 

La viande.fr

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